14 décembre 2014

Périple Costa Ricain



De:"Sophie Beaudoin"
Date:Ven, 5, Déc, 2014 « à » 21:01
Objet:Calepin!

Bonjour à vous,

Quand on fait sa valise à la dernière minute (enfants oblige), on oublie des choses comme un coupe ongle et un calepin de voyage....je vais me passer du premier et vous aller me servir du second. Donc je m'excuse d'avance pour les romans à venir!

Le départ à bien été sauf pour le jeune de 3 ans dont la maman n'avait prévu aucun divertissement pour un vol de plus de 5h qui a braillé pendant TOUT le vol. Arrivé à San José, on nous attendait et on a répondu à nos questions pendant le trajet nous menant à l'hôtel. Et c'est aussi là qu'on a appris qu'il nous fallait faire un sac à dos pour deux jours, laisser nos valises en consigne et que la navette venait nous chercher à 5h45 am pour notre première journée au Costa Rica. C'est qu'on s'est déjà levé à 5h ce matin et qu'on espérait pouvoir dormir....un peu! Pis en plus, il nous faut du chasse-moustiques.

L’hôtel Casa Conda fut une belle "suite": 2 chambres,  salon, cuisine, salle de bain et laveuse-sécheuse pour notre première demeure. Wow! Génial, mais il va falloir oublier l'eau chaude pour la douche par contre. Et Point de chasse-moustiques au magasin de l'hôtel. On se fait dire au comptoir que le Walmart en a..... Le quoi??! Il a fallu que je redemande pensant mon anglais rouillé! 4$ de taxi pour aller au Walmart  c'est écrit sur le tableau du comptoir..... 1800 colones. Tant qu'a y être, on fait le plein de peanuts et d'alcool et on y soupe: trio big mac pour Nancy qui a besoin d'un remontant estomacal après l'avion et burritos pour moi. On est dépaysé,  c'est effrayant! A part pour les 'topes' partout (hein papa et Murielle! Et ils conduisent aussi "bien" qu'au Mexique avec des motos partout) et la ride de taxi que j'ai rien compris de ce que le chauffeur jasait. Mon espagnol,  lui il est rouillé.

Déjeuner avec un jus vert pâle de 'cas' (fruit au goût doux, subtile mais délicieux prononcé « casse ») et petit pain du coin puis on part pour la rivière Pacuare.

Ce pays est le paradis des plongeurs: on pratique l'exercice de déboucher les oreilles à chaque deux secondes tellement il y a des côtes qui montent et descendent tout le temps! La route est tout sauf linéaire dans tous les sens du terme! En route, on monte en altitude et nous indique une plante qui ne pousse que dans ces hauteurs au large feuillage. Ils l'appellent les oreilles d'éléphants ou parapluie des pauvres...

On laisse nos bagages en consigne (une chance que j'ai mon cadenas!) dans un restaurant, puis on prend le bus pour 
rejoindre nos embarcations. Il pleut à boire debout depuis un bout déjà. Après 30 minutes de bus, on change de transport: chariot couvert pouvant abriter une vingtaine de personnes tiré par un tracteur qui agira davantage de frein que de moteur pour nous faire descendre la montagne. On en a la fesse droite maguanée à force de se tenir pour ne pas glisser vers son voisin de droite et finir en domino sur le conducteur du tracteur!

On embarque finalement dans le raft pour une descente d'environ 1h30 pour arriver au lodge en pleine forêt tropicale HUMIDE. Elle portera bien son nom pour les 3 jours que nous y serons. On nous avait dit 2 et on aurait mieux fait de lire nos papiers: c'était 2 nuits....3 jours dans la "rain forest"..... on sera trempées aux os avec les mêmes vêtements sur le dos pendant tout ce temps.

Donc descente en rapide classe 2 et 3 avec place de choix aux premières loges : 1ere en avant! Hi haaaa! Lunch au lodge Rios Tropicales. Rando vers une chute, puis retour vers un pont suspendu. Mon anorak ne sèchera plus du voyage tellement c'est humide ici.

Mais comme Nancy me le rappelle: tout ce qu'on fait ensemble, on le fait toujours sous la pluie! Y a pas moyen qu'on vive quelque chose ensemble sous le soleil. Alors on ri, on fait avec et on se douche pour se réchauffer. Ici, en pleine jungle, l'eau est chaude! Mais la poignée de porte est défectueuse et on va s'embarrer dehors.....avec la clé dans nos poches! 30 minutes de gossage par notre guide de rivière avec des couteaux de cuisine pour ouvrir la porte nous donnera le droit d'être logé dans une chambre 4.5* avec vue sur la rivière. On ne s'en plaindera pas.

Zip-linning le lendemain matin après un succulent déjeuner préparé par nos guides (crêpe qui avait un goût de fruits). Les gars font tout: nous guider dans la rivière, dans les sentiers, font les repas alors on décide de les aider. Nancy et moi faisons la vaisselle pour leur donner un petit répit. Et Nancy du haut de ses deux mots d'anglais et trois d'espagnol s'occupera de faire cuire le bacon le dernier matin.

On s'est aussi fait de nouveaux amis: gigoteux, cachotier et bobby. Le premier est un lézard dans notre chambre qu'on a attrapé et retourné à la jungle, l'autre se cachait on ne l'a jamais attrapé. Et bobby est un pomeranien maigrichons qui habitait le lodge de la propriétaire. Il visitait le groupe aux repas évidemment, quoi d'autre venant d'un cabot.

On a aussi vu une tarantule, des fourmis d'un pouce dont la morsure est 30 fois plus douloureuse que celle d'une abeille, une grenouille jaune, tout un tas de morpho bleu (magnifique), des toucans arc-en-ciel, une sauterelle (géantes pour nous, elle rentrait à peine dans ma main, mais très commune pour eux), un grand duc (le papillon, pas le hibou), des  cormorans, un "road side hawk" et un paresseux.

Matin du jour 3 est relaxe. On embarque sur la rivière à 11h seulement pour un 2-3h de descente. Le guide insiste beaucoup pour que Nancy et moi reprenions la tête du bateau: on avironne ensemble et de bonne force. On ne dira pas non pour vivre l'aventure au max.....mais lui sait ce qui nous attend sur la rivière et il a besoin de notre cadence et rythme! Une fois le "pire" passé,  on cédera la tête à d'autres avironneurs.....avec regret....et Nancy passera par dessus bord à ce siège vu sa petite taille et le manque d'ancrage aux pieds pour sa convenance. Le lit de la rivière en a d'ailleurs soudainement baissé tellement elle en a bu!

On lunch au resto où sont nos bagages bien contente de retrouver des vêtements secs et chaud. Puis on embarque dans une navette pour 4h de route direction l'Arenal. Mais on commence à le savoir, c'est qu'ils sont très conservateurs dans leur estimé de temps, ça va prendre moins de temps que ça et s'il y a du Wi-Fi à l'hôtel vous recevrez ce courriel en soirée!

Ah oui, on est une heure plus tôt ici qu'au Québec. ....et il pleut encore.....

Sophie et Nancy
Xx

Calepin #2, 6 décembre

Bonjour à tous,

Lavage en règle hier soir de notre linge qui n'avait pas séché au lodge: soit tout ce qu'on y avait apporté: du maillot aux sandales en passant par les shorts, chandails d'eau,  bas, pantalon, souliers, bobettes et bandeau. Quand on dit tout, c'est TOUT ce qu'on y avait apporté. Seuls les manteaux ne passeront pas sous la douche. Notre chambre à l'air d'une buanderie sans chauffage! Y a du linge d'accroché partout! C'est mouillé,  mais au moins ça sent bon!

Douche chaude, petit déjeuner et on reprend la route 20 minutes pour de la descente en rappel ou canyoning. Premier rappel de 165 pieds à côté d'une chute. Il y a deux cordes mais Nancy et moi n'arrivons pas à descendre côte à côte: il y a une stressée sur "ma" corde. Du coup, je m'élance à mon aise, probablement trop car le guide du haut fait signe à celui du bas et on me swingera DANS la chute.....au 'iable ma tentative de faire ce premier rappel en tachant de rester au sec! Arrivée en bas, je grelotte déjà trempée jusqu'aux os encore.

Rappel #2 entre deux parois rapprochées. On doit descendre en droite ligne les premiers 30 pieds pour ensuite s'amuser au gré de la chute. Rappel #3: le "bébé" est rapide et simple. Rappel#4: 95 pieds. Il peut se faire de deux façons: une bonne poussée du haut pour ne faire qu'un seul grand bon ou faire quelques sauts mais sans possibilité d'éviter la chute et donc se faire mouillé. ....encore, mais on est déjà tout trempée alors kossa change!

Une activité bien agréable avec dîner fourni qui nous ramènera au Los Lagos pour 13h.  On reprend une douche pour se réchauffer évidemment. On a oublié de payer l'extra pour avoir du soleil!  ;-) On profite du ‘resort’ et de ses bains thermales.

Calepin #3, 7 décembre

Salut,

Il y a eu un bog hier soir et il vous manque la fin du courriel qui disait que nous avons marché dans des sentiers à la recherche d'oiseaux et autres bibittes exotiques et qu'on s'est fait prendre par la pluie. On s'est mis à l'abri tant bien que mal sous la végétation à large feuille, mais on a terminé au bar de la piscine du resort à déguster une Impériale, la bière locale, un peu découragées.

L'Arenal étant dans les nuages, le retour de la pluie et un vilain tour de rein qui m'assaillent depuis deux jours auront eu raison de nous et de sa non ascension.

La nuit fut houleuse pour Nancy qui pensait bien s'en sortir pour ce voyage-ci. Ayant pris toutes les précautions nécessaires et même plus, ses rasades de la rivière Pacuare auront eu raison de son système et elle passera une partie de la nuit à visiter les wc.

Heureusement, c'est une journée relaxe aujourd'hui. 10 minutes de bus nous amène à un ponton qui nous fera traverser le plus "grand" lac du Costa Rica en 45 minutes. On y réalise la chance d'avoir de vrais grands lacs par chez nous..... La pluie empêche de pouvoir mesurer l'ampleur du paysage qui semble toutefois magnifique. Mais on y voit que de la brume en ce qui  nous concerne. Arrivé de l'autre côté,  c'est 2h de bus en route cahotique qui nous attendent pour rejoindre Monte Verde. On a dû parcourir environ 40 km en deux heures. Je promets de ne plus jamais me plaindre du mauvais réseau routier du Québec, je vous le jure! Mais avec le dénivelé du pays et les pluies diluviennes qui entrainent tant de glissements de terrain, comment faire autrement.... c'est ce qui rend ce voyage d'autant plus fascinant d'ailleurs.

La route est très représentative de l'état de Nancy qui ne rêve que de rejoindre un lit. Ce qui sera exaucé vers 13h après un détour dans une pharmacie dont la pharmacienne peut faire des injections et donner du gravol i.m. qui calmera une partie du problème qui sévit en ce moment. Ceci après avoir déposé le rat qu'elle tenait au chaud dans son chandail et s'être lavé les mains évidemment... elle a dit écureuil dans un pas pire anglais, mais on repassera sur la définition du terme !
Un peu d'histoire: le Costa Rica a un passé historique et politique houleux qui le caractérise bien. Du communisme et propriété de l'état,  il reste les "bomba" (station service) qui ont un prix unique à travers tout le pays. Le prix n'est donc pas affiché et il faut consulter les journaux ou la télé pour le connaître à moins de se présenter à la pompe et avoir une surprise. Même chose pour les taxis, ce sont les mêmes mini-vans rouges partout. Le drapeau représente les deux océans qui bordent le pays en bleu, le blanc est pour la paix et le rouge pour le dur labeur. Ce dernier étant une excellente représentation des aléas économiques que le pays a vécu et comment ils s'en sont sortis, eux qui ont un pays indépendant depuis 1821. Comme quoi travailler dur porte fruit.

Après avoir rencontré un couple d'Espagne en rafting et un autre groupe d'Espagnols aujourd'hui, on sait maintenant que la langue du Costa Rica est très américanisée, qu'ils ne roulent pas autant les r que les Espagnols et que les Espagnols les comprennent mieux que eux peuvent les comprendre car certaines expressions d'Espagne sont ici inconnues. L'Espagnole d'aujourd'hui attribuait ce fait à la colonisation multiple absente en Espagne et que l'Espagne est plus solitaire, séculaire et a été moins influencée par son environnement que le Costa Rica.

Heliconia est très bien, un hôtel perché sur une montagne pas loin du centre -ville. On a une immense chambre avec balcon aux allures Suisses et vue sur le Pacifique qui fait son entrée dans les terres. Nancy ira rejoindre Morphee maintenant que l'estomac se porte mieux et que le va-vite est vide pendant que je vous écris ces quelques lignes avant d'aller souper et trouver du wifi pour vous les envoyer.

Demain, 8 ponts suspendus et tyroliennes nous attendent avec un musée d'insectes et de reptiles. Je doute d'être accompagné, mais on verra. La nuit pourrait être clémente!

Vous écrire fait du bien. La température n'est pas jojo et nos conditions physiques sont mal en point mais on découvre un beau pays qui sous le soleil a probablement encore plus de merveilles à offrir. Nonobstant ces désagréments, on garde le moral et on ri beaucoup.

En espérant que mon dos aille mieux demain, je vous souhaite une belle soirée.

Sophie
qui s'est acheté un coupe ongle à la pharmacie! ;-)

Calepin #4, 9 décembre

Bonjour à tous !

La nuit fut tranquille pour Nancy qui se remet lentement des rasades brunes de la rio Pacuare. On s’est levé avec le soleil ce matin et on va se coucher avec aussi. Etant donné la pas pire nuit, nous sommes donc parties vers le sommet où la cité dans les nuages porte son nom. Le vent et la bruine horizontale la traverse constamment. On est véritablement dans un nuage!

Je me suis bien amusée à faire le "canopy tour" (14 tyroliennes dont une de 700m et la dernière de 1km où on peut jouer à Superman et littéralement voler) sous la pluie, quoi d'autre, pendant que Nancy déambulait dans le jardin des colibris....sous la pluie, quoi d'autre! Mais cette fois, on s'était muni de poncho qui ont été fort appréciés. Mon anorak qui avait finalement séché l'est presqu'encore, yé! Mais je ne peux en dire autant du cuir de mon porte-feuille qui peine toujours à se remettre de l'humidité des 3 premiers jours de ce voyage...

Puis on a parcouru les 8 ponts suspendus du parc à travers les "méandres" de la jungle. Nancy a travaillé fort, mais n'a pas aperçu de serpents à son grand malheur. Elle cherchait aussi des singes, mais par ce temps, ils sont sûrement bien cachés. On aura bientôt le loisir de les voir en des temps plus sec sur la côte du Pacifique que je me dis. On s'est donc rabattu sur la section reptiles et insectes en captivité de l'endroit. Pour ensuite revenir "tranquillement" (lire cahotiquement) au Heliconia.

En vrac:
Les hydrangers, les bleus particulièrement, poussent à l'état sauvage aux abords des routes par ici.
Le coût de la vie est sensiblement plus chers que par chez nous, sauf pour les médicaments. Environ 60$ pour du gravol injectable, un antibiotique, deux antinausés et un acte médical inclus. Et ce sans assurance!
Les Costa Ricains sont très joviales entre eux, comme s'ils se connaissaient tous, mais pas tellement avec les étrangers. (Sauf ceux qui travaillent dans le tourisme, on s'entend. Ceux-là adorent à un point surprenant leur travail. Ils sont tous hyper contents de faire leur boulot.) Ça rend les excursions des plus agréable et pleines d'information!
Et qu'il pleuve (verticalement ou horizontalement), un imperméable ou un parapluie,  ils ne connaissent pas ça. Mais ils connaissent les bottes d'eau par contre!

Aujourd'hui, transfert du milieu du pays et de sa cité dans les nuages vers la côte ouest et espérons-le du soleil et du temps sec.

Bon mardi et à la revoyure cher calepin si wifi le veut bien!

So et Nancy

Calepin #5, 11 décembre

Bonjour,

Finalement le soleil! On a eu peur que ça s'ennuage en cours de route, mais finalement on l'a vu et il fait chaud de ce côté du pays.

On est arrivé à l'heure prévue en ce mardi, soit au bout de 4h de route pour descendre de notre nuage frais et humide afin de rejoindre la plage et cette dernière portion du voyage. Notre chambre fait face à l'une des trois piscines du Casitas Eclipse et est très grande avec une cuisine complète dont on va prendre avantage pour les 3 nuits que nous y sommes. Réveil matinal en ce mercredi par ce qui semblait être une bataille de chiens mais qui vraisemblablement était une querelle de singes hurleurs juste au-dessus de nos têtes! Et on n'a pas d'ami intime dans notre chambre comme cachotier, gigoteux et speedy (à Arenal celui-là), mais on a des iguanes plein le perron!

La ride de 4 roues fut très chouette ce matin avec un dîner inclus: des beans et du riz car sans ces deux-là, comme ils disent ici: ce ne serait pas le Costa Rica!  ;-) Nous avons circulé dans une plantation de palmiers africains pour apprendre qu'ils en retirent l'huile de palme cher à nos produits cosmétiques et autres biscuits. Mais qui dit plantation, dit aussi nombreux nids de serpents. Donc s'arrêter le moins longtemps possible et surtout ne pas éteindre le moteur quitte à ne rien entendre des explications du guide. Il racontait que la feuille de teak lorsqu’écrasé donne une coloration rouge dont les femmes à l’époque utilisait pour se teindre les cheveux et en faire du rouge à lèvre. On était avec une famille de Cincinatti à qui la neige ne manque pas non plus. Et on a beaucoup ri les 5 ensemble. Personne n'avait vraiment d'expérience en 4 roues et on a tous fait cette ride à " fond la caisse"! La petite fille en moi a renouvelé avec ses souvenirs de l'Abitibi alors que la fille des bois francs n'avait rien perdu de ses habiletés du temps malgré ce qu'elle croyait. Elle en a d'ailleurs profité pour me doubler et m'arroser de bouette au passage à un moment donné sur le trajet.

Puis nous avons enligné les plages du parc Manuel Antonio. Randonnée parmi les singes capucins, des crabes orange et bleu et des lézards. On a aussi croisé tout plein de Bernard l'Hermite qui fuyaient la marée montante. Grenouille verte vénéneuse (après la jaune tout aussi vénéneuse de la rivière Pacuare), un bâton qui marche ou "walking stick", soit la bibitte du film "bugs life" pour tout bon parent qui a vu ce film en boucle, des ratons laveurs qui faisaient les poubelles à deux pouces de nos pieds et des vues imprenables sur le Pacifique.

On a fini la journée dans la piscine, siroté un cocktail de bienvenu avec une journée de retard et bouffé une pizza du "El  Wagon" pour une nuit de repos mérité avant une excursion en apnée et un après midi à la plage! On se promet un souper au "El Avion" demain, apparemment du même propriétaire que le 'El Wagon’. Le premier ayant un wagon de train en son for  intérieur et le second, un avion de brousse (digne de Madagascar 2).

Hasta luegos amigos!

Sophie

Calepin #6, 12 décembre

Bonjour cher calepin,

Aujourd'hui jeudi fut un autre moment fort du voyage. Une belle balade en bateau au sud de Quepos nous a mené vers une baie où un récif était protégé des vagues et donc de la houle fragilisant certains apnéeistes comme celle qui m'accompagne!

Gilbert notre capitaine nous informe avant qu'on se jette à l'eau qu'on peut nourrir les poissons avec de l'ananas.... c'est qu'on n'a pas d'ananas avec nous… Oh mais lui oui! 50% des plongeurs sont heureux,  l'autre 50% craint de se faire bouffer les doigts comme à Cuba et ça ne l'enchante guère... A remarquer ici qu'on a le bateau pour nous seules, outre les deux plongeurs que nous sommes, le bateau n'a d'autre passager que le capitaine.

On quitte chacune avec trois gros quartiers d'ananas dans nos mains vers le rocher et tout un tas de poissons rayés jaune et bleu viennent à notre rencontre (des sergents). Et étonnamment, ils ne sont pas voraces comme dans les Caraïbes. Ils laissent nos doigts tranquilles et attendent patiemment qu'on leur tende l'ananas. Ils sont très friands dudit fruit qu'on déchiquète en morceaux. J'ai arrêté de compter au bout de dix sortes de poissons différents qu'on croisait. Il y en avait des millions aux couleurs, gabarit et formes toutes plus différentes les unes que les autres.  Au grand malheur de mon fils qui m'a demandé de lui ramener un coquillage, tous ceux que j'ai trouvés étaient habités.

Puis Gilbert nous a fait faire un tour du parc Manuel Antonio vu de la mer et des rochers l'entourant. Du bon temps sous le soleil au gré des vagues quoi!

On enligne ensuite la plage.  Ca doit bien faire 3 fois qu'on remet de la crème solaire depuis le matin.  On en remet après chaque baignade aussi. Au bout de deux heures, on en a assez et on retourne "chez nous" avec nos iguanes, nos singes, la piscine et de la lecture. On se baigne et cherche l'ombre. Le soleil est d'une force exceptionnelle par ici, ou est-ce le temps de l'année....fin de la saison des pluies, début de la saison sèche (les deux seules saisons qui composent leur année entière). En une journée et demi de soleil, on aura vidé une bouteille de crème solaire prèsqu'au complet.

Souper devant le coucher de soleil au resto 'El Avion' pour une dernière nuit dans notre antre familière. On se lève tard (8h) et on déjeune tranquillement. On boucle la valise et enligne la plage pour une dernière fois mais sous un parasol bien à l'abri du soleil par ce temps nuageux car il frappe fort quand même. On relaxe, dîne au 'El Wagon' car les jus de fruits frais y sont délicieux (et pas cher) et que c'est face à notre hôtel d'où notre transport nous ramènera vers San José.

On retient de ce voyage la très grande sécurité de voyage, le peu de règlements, la très grande jovialité des guides passionnées par leur boulot et leurs connaissances,  le respect de toute forme de vie et amour de la nature. Les tarantules et les singes ont priorité de passage dans les rues. Sans compter les chiens (pas vraiment errant, mais libre quand même) qu'il y a partout.

On rapporte aussi avec nous les nombreuses aventures vécues, les rires et la bonne bouffe. Manuel Antonio demeure le clou du voyage pour Nancy alors que je ne peux pas vraiment en trouver un vu le grand nombre de choses que nous avons fait et vu. Ne pas se casser la tête pour les transports et l'organisation logistique fut d'un tout aussi grand apport dans ce trip Costa Ricain. Tout est bien organisé, pensé et sécuritaire ce qui ajoute à la simplicité de la vie. Pura Vida comme ils disent ici!

Sophie et Nancy

Calepin #7, 13 décembre

Souvenirs en vrac car ma mémoire est une faculté qui oubli!

Paris n'est pas la France; San José n'est pas le Costa Rica non plus,  tenons-nous le pour dit. Un gars de Manuel Antonio était triste pour nous que l'on doive aller à San José, lui il déteste.  Il y a tout dans la capitale et c'est moins cher (ah oui, j'trouve pas moi) mais il n'aime pas et préfère avoir moins ou payer plus cher. Pura Vida.

Je ne fais jamais massacrer mon prénom sauf ici. La plupart sont incapable de savoir ce que fait le son "ph". Heureusement que le nom de Nancy figure aussi sur les réservations.  On comprend le sien, mais jamais le mien.
Ils sont très respectueux de la nature et sont écolo au max. Il n'y a pas de poubelles, que des bacs de recyclage qu'on soit en ville, en jungle ou en hôtel. Organico-inorganico ou organico-papel-plastico-aluminium. Les salles de bain en hôtel ont une poubelle,  mais c'est tout.

Ils sont tous pauvre égal, à peu de chose près. Ils n'envient personne et vivent librement et simplement, sans stress. Pura Vida, la vie pure, de toutes les façons qu'on peut imaginer.

Le Costa Rica n'a pas d'armée et en est fier. La police fait nombre de barrages routiers mais personne n'a de contravention, c'est pour contrer l'immigration illégale. Les Panaméens et les Nicaraguaiens viennent y chercher la scolarité et les soins de santé.


Une dernière chose: les Espagnols et les Britanniques rencontrés fuient à tout prix les escales aux USA. Trop capoté sur la sécurité et parano avec tout ceux là..... Je seconde et ça fait très contraste avec le Costa Rica où personne n'envie personne,  personne ne vole personne,  le chauffeur de bus rend la monnaie lui-même et a tous le change à découvertdevant lui....



So!