18 avril 2013

what an adventure #2

4h am le cadran sonne, 4h10 le taxi arrive au lieu de 4h15.  Je ramasse mon sandwich au beurre de peanut et une pomme.  Il fait noir.  Arrivée à l'aéroport, on me charge 25$ pour embarquer ma valise mais on me dit que je peux aussi la traîner comme bagage à main.  J'ai déjà un bagage à main. Cette journée commence drôlement, comme si tous les voyageurs étaient des gens d'affaire qui traînent un costume et une brosse à dent pour seul contenu de leur valise. Je paye 25$.  Je ne souhaite pas m'encombrer d'une valise.

La sécurité passée, un café est le bienvenu. Je remplis ma gourde d'eau comme d'habitude, soit après avoir passé la sécu.  Embarquement pour Toronto, il est 5h30 am. Arrivée là-bas, un coup d'oeil au tableau des vols, je dois changer de la porte D38 à la porte F56.  C'est par où la section F?  Je trouve et marche plutôt rapidement.  Il y a un transit à faire en 3 étapes qui sont: une machine, un écran et un banc. Assez simple comme système mais c'est nouveau pour moi et je ne saisi pas tellement le principe qui se termine par une dame qui tamponne ma 2e carte d'embarquement par "en transit".  Je le savais ça.  Passons.

Je fais la file comme tout le monde pour les douanes "temporaires".  Et les douanes permanentes elles, c'est une autre étape?  Il reste encore une marche à faire et une autre sécu à passer.  Une autre file, mais celle-là indique le temps d'attente: 21 minutes.  Il est 8h04.  L'embarquement pour Denver est à 8h30, j'ai le temps.  Il y a du monde, beaucoup de monde. Des employés font devancer la file à des voyageurs qui vont manquer leur vol pour cause de congestion humaine.  On n'appelle pas mon vol.

Enlèvement de chaussures et de ceinture pour la deuxième fois de la journée.  Mon bagage à main est saisi.  Un truc contient du liquide dit-on, trop de liquide pour la sécu, pas le droit à ce liquide.  Je sais.  Mais je ne savais pas que je repasserais une sécu quand je ne suis jamais sortie.  On m'autorise à vider ma gourde directement dans la poubelle.  Ils sont fou ces agents.  Le gars qui vide les poubelles va sacrer à vider une piscine à la fin de la journée.  Passons.

Je marche vite direction ma porte d'embarquement.  Je n'ai plus le temps. "Ceci est le dernier appel pour l'embarquement du vol en direction de Denver".  Je prends mes jambes à mon cou.  Il reste un passager à la porte d'embarquement.  Fiou.  Je présente ma carte d'embarquement et je le suis.  On ferme la porte de l'avion derrière moi. Il était moins deux.

4h de vol siège hublot. Le gars à côté de moi ronfle et on est toujours au sol.  J'ai un gros livre.  Ca va aller.  Il y a service de jus seulement car pas d'eau potable sur cet avion.  Ah bon.  On atterit mais le contrôleur a changé le numéro de porte et l'équipe au sol n'est pas en place. Délais.  Il est 10h41 et l'embarquement pour le vol de San Diego est à 10h49.  L'équipe est finalement prête et la porte 56 s'ouvre au lieu de la 59... comme prévu. Vérification du tableau des vols: je dois me rendre à la porte 38.  Je reprends mes jambes à mon cou pour la 2e fois aujourd'hui.  Inutile.  La moitié des passagers est en attente d'embarquement.  Je m'achète des peanuts et évacue le café de cette nuit.

Arrivée à San Diego.  Tout petit aéroport.  Sortie des bagages.  Il manque ma valise. Prévisible.  Je vais au rapport et file à l'hotel. Check-in et magasinage pour une tenue pour le lendemain.  Passons.  J'ai faim.  La sandwich, la pomme et les peanuts sont loin maintenant...

17 avril 2013

what an adventure!

"Quand une arrière pensée te fais hésiter....toujours la suivre" est mon conseil du jour!

Tout a commencé par une inscription à une conférence un certain 14 mars tout aussi banale que n'importe qu'elle autre inscription du genre.  Sauf que le paiment ne passait pas au département des finances. Résultat, on me demande si je peux payer avec ma carte personnelle....

Et c'est là que la petite pensée se fait aller.... Devrais-je, ou pas, payer de ma poche pour un truc que le bureau devrait couvrir?  Mauvais feeling, cette conférence ne me tente plus.  Est-ce ma chance d'en sortir, peut-être.....mais je n'en fais rien....et c'est là que ça commence.

On est début avril, les billets d'avion ne sont pas achetés, l'hotel n'est pas réservé et la conférence est dans 2 semaines.  La personne responsable de mon dossier commence son travail le jeudi 4 avril, le coût aérien est alors de 630$.  Le lendemain, elle me dit être allée jusqu'à repousser son heure de lunch pour "finaliser" mon dossier et le soumettre "sans tarder" à sa patronne qui doit apposer sa signature.  Cette dernière s'exécute le mardi matin, la fin de l'année fiscale ayant pris préséance, le tarif aérien est alors de 1000$.  Le dossier est ensuite envoyé au département des finances qui doit évaluer le dossier en un maximum de 48h.  Ce maximum est évidemment atteind et l'autorisation pour réserver arrive le jeudi 11 avril, soit 4 jours avant le départ.

Une tentative de réservation s'amorce.  Tout semble pouvoir se faire dans l'ordre jusqu'à ce qu'on arrive à la sélection de siège du dernier segment, soit le 4e avion pour revenir à la destination de départ.  Aucun siège en classe économique de disponible.  Petit appel aux finances pour savoir si la dame responsable du dossier peut réserver un siège classé supérieur même si physiquement pas situé en classe affaire. La réponse de finance est non.

Les tarifs aériens possibles défoncent maintenant le plafond permis par finance et la dame responsable de mon dossier fait des pieds et des mains pour "m'accomoder".... Ma seule exigence est de ne pas revenir trop tard en soirée le jour du retour pour cause d'enfants.  Je me fous des endroits où il y aura escale ou le type de compagnie aérienne.... mais il est vrai que je refuse de faire 2 escales pour un trajet total de 6h de vol... 

Il en résulte donc qu'on m'accule au pied du mur.  Le temps file, les places disponibles s'amenuisent et les seuls vols qui restent comportent deux escales.  Si je refuse l'itinéraire indiqué, on ne me remboursera pas le coût de la conférence....  Je n'ai aucune issue.....  Je vais donc me taper deux escales à l'aller et deux au retour obligatoirement.  Une urgence médicale me fait quitter le bureau plus tôt ce jeudi là ce qui me permet de tenter d'y voir clair le temps d'une soirée.

Par le temps que la dame procède à la réservation le lendemain matin, les sièges s'envolent avant même la fin de la transaction.  Il faudra 4 essais afin de finalement arriver à une transaction réussie.  Et ceci n'est que le premier chapitre de l'histoire qui ne fait que commencer.... La réservation aérienne se solde donc par un ottawa-toronto-denver-san diego, retour identique mais à l'inverse pour la modique somme de 1400$.  Une semaine plus tôt, le tarif avait été de 630$ ou encore un peu plus de 1000$ si finance avait accepté de payer un siège un peu supérieur seulement sur le dernier segment.....