23 mars 2018

TGIF

La semaine fut ponctuée d'aventures mais on est vendredi et c'est un autre jour. Une journée de télétravail méritée ne peut que bien aller. Avec l'annulation d'un concert à Mtl appris la veille, les mauvaises nouvelles sont choses du passé. Que je me dis.

On attaque cette journée au sortir du lit avec entrain.  Ouvre l'ordi, problème de connexion suite au changement de router à la maison. Apporte l'ordi au sous-sol pour le connecter avec un fil puisque sans ce fil, il ne semble pas détecter le réseau seul. Il faut lui donner un coup de pouce au départ pour mieux retourner travailler débranché par la suite. Chose dite, chose faite (va falloir que je contacte le bureau d'aide pour vraiment régler ça une fois pour toute). Ouverture de la boîte de courriels. Il y en a un d'un certain Topa (fallait s'y en attendre).
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(musique d'ascenceur pour l'interlude qui suit)

Former 450 examinateurs de brevets sur un nouveau logiciel apporte son lot de stress. Faire face à 450 esprits critiques dont la job consiste à trouver des erreurs dans un document et qu'on sait qu'ils sont bons dans leur job rend la tâche encore plus effrayante. Changer un outil que ça fait des années qu'ils connaissent sur le bout de leur doigts pour un autre qui fait un meilleur travail mais qui fonctionne différemment ne fait pas l'affaire de tous...Tsé le changement....on le gère tous à notre façon et là je fais face à 450 façons différentes... Il y a évidemment "quelques" mécontents, mais dans l'ensemble ça semble bien passer. La formation fut un succès, j'ai reçu plein d'éloges, ça remonte le moral, il y a quelques inquiétudes qui sont soulevées mais les gens sont en général compréhensifs et c'est d'un grand soulagement.

Une dame va se manifester mais elle en a la réputation et elle est vite rassurée par des messages "politically correct". Fiou.

Puis 3 semaines plus tard, Topa se manifeste. De toute évidence, il n'a pas assisté à la formation et te mentionne en grande pompe qu'après avoir révisé plus d'une fois tout le matériel mis à sa disposition il n'y comprend toujours rien. Il soulève effectivement des bonnes questions (je vous l'ai dit: esprit-critique-bon-dans-sa-job), mais il en soulève aussi vraiment des moins bonnes dont les réponses se trouvaient dans l'enregistrement audio (fait non sans sacré à la sueur de mon front, vive la technologie) ou dans les diapos de ladite formation. Donc même s'il n'avait pas assisté à la formation, il pouvait quand même l'écouter et la voir. Sa litanie insidieuse fut répondue par une litanie polie qui répond à presque toute ces questions et ce, dans la même journée tout en le remerciant pour une erreur trouvée dans le manuel de référence. Dans l'après-midi, je corrige le manuel et une nouvelle version est mis en ligne à la disposition de tous.

(fin de l'interlude et de la musqiue d'ascenseur)
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La prémisse de Topa est encore moins polie et plus vindicatrice que celle d'hier. Ca part bien mon matin. Déjà qu'hier il m'avait pompé le système, cette fois je ne veux que l'envoyer paître. Je reprends point par point son courriel pour répondre à chacun mais décide de retirer son nom de la liste d'envoi et ne conserver que les 3 autres noms déjà présents. Le courriel débutant par: 'je me retire de cette conversation et laisse le soin à d'autres de poursuivre' et se terminant par chacun des points répondus...puis j'appuis sur 'envoyer'. Les réponses ne furent pas longue à attendre. La patronne de Topa nous remercie des réponses précises et rapides et indique qu'elle prendra le relais à partir de là. Mon patron me remercie personnellement du temps et des réponses fournies tout en mentionnant que c'est un 'client' connu et qu'il faut apprendre à fermer la porte. Chose que je viens de faire et je suis bien contente de savoir que le boss ne m'en porte pas rigueur. Et c'est là que mon ordi perd le réseau....yé.

Je retourne au sous-sol pour l'aider à retrouver le reseau puis remonte à l'étage me faire un bon café en ayant l'intention de déjeuner. La café sent bon, je prends la première gorgée en regardant le calendrier affiché sur le frigo sans grande curiosité. Il y est inscrit à la date d'aujourd'hui: 'ortho 10h'. Les neurones se connectent: J'AI UN RV à 10h, il est 9h23, c'est à 20 minutes de la maison et je ne suis même pas douchée!! Inutile de préciser que je n'ai jamais bu ce café et que j'ai déjeuné et dîné en même temps au retour dudit rv.

Réseau une fois de plus introuvable. Je rebranche physiquement l'ordi et passe un coup de fil au bureau d'aide informatique. Le gars me répond qu'il ne peut rien faire à distance que je dois les appeler quand je serai au bureau. C'est parce que le gars à qui j'ai parlé mercredi m'a dit exactement le contraire, que le problème est chez moi et que je dois appeler de chez moi. (Ne croyant pas vraiment à l'histoire du gars de mercredi, j'avais demandé à ce qu'un technicien passe me voir quand même....mais ça n'a pas été fait malgré un billet ouvert.) De retour à la case départ....et là excusez moi, je dois aller brancher mon ordi.

TGIF....

14 mars 2018

Florida la 7e!


Une sortie à la plage comme tant de précédentes n'avait pas dit son dernier mot. Il vente cette année. Bien que le vent ne lève pas le sable au point d'avoir les mollets qui picottent constamment, il a pour effet de faire des vagues monstres.

Première sortie à la plage: drapeau rouge. Maman s'aventure dans l'eau jusqu'aux chevilles et rebrousse chemin tellement ça déménage. Deuxième sortie: drapeau jaune. Maman part à l'aventure mais avec masque et tuba seulement, pas de palme étant donné le resac des vagues qui cassent près de la plage.

Les premiers pas sont douloureux, il y a tellement de coquillages et de morceaux de corail mort qui sont apportés sur la plage que ça en fait mal au pied. (Maman apprendra plus tard qu'on les appelle les "toe-braker"....je dirais plutôt "ankle-killer" oui.)

Donc, on fait quelques sauts et part dans les vagues pour éviter ces foutus machins qui vous saignent les pieds.

L'exploration va bien, sable à perte de vue. (Bien sûr, le fond est tout remué et il est impossible de voir autre chose que ça avec ces vagues.) Nage un coup, plonge un peu, ne distingue pas grand chose, paresse sur le dos, contemple le ciel, ce n'est pas chaud, le soleil va faire du bien. Maman revient donc vers la rive tout en scrutant le fond à la recherche DU coquillage qui fera rêver les petits.

Soudainement, Maman se fait lever de 4 pieds dans les airs. Ouf, il y a de la vague qui fait voguer un peu trop la plongeuse qui a l'étourdissement facile dans cette direction. Un regard en avant pour s'apercevoir que la plage n'est pas loin. "Le retour s'est fait vite!" constate Maman. (Évidemment avec ces vagues.) Maman reprend l'exploration marine à la recherche dudit trésor lorsqu'une autre vague la fait remonter un peu trop vite encore. "Décidément, il faut que je sorte de l'eau" de se dire Maman tout en scrutant le fond marin....lorsqu'une vague lui casse sur la tête et l'envoie littéralement au fond de l'eau manger du sable. "Wooohhhh. Ok, ça va faire." Maman met les pieds au fond mais une vague n'attend pas l'autre et la rejette au sol. Elle se lève debout et se retourne pour voir ce qui l'attend du large....pour se refaire jeter au sol encore, mais cette fois sur le dos. La force de l'eau l'entraine sur quelques pieds faisant frotter son omoplate droite sur la sable "AAAAOOOOuuucccchhh! Calv...!" Elle tente tant bien que mal de se relever le plus rapidement possible: "Tabouere: j'ai le maillot plein de sable." constate Maman avec frayeur qui doit tenir son maillot à deux mains pour ne pas le perdre. Elle n'est pas sitôt sortie des vagues qu'elle doit y retourner pour vider le 4 lbs de sable qui a fait son entrée dans ses bobettes! Et tout ça, parmis les toe-braker, yé!!!

Et pendant tout ce temps, le paternel se bidonne du spectacle offert assis bien sagement dans sa chaise au soleil avec les petits qui jouent tranquillement dans le sable.

Maman n'aura que le dos un peu rouge, un avant-bras égratigné et des chevilles qui saignent un peu, mais sans plus....et sans trésor. Ça sera pour une autre fois le trésor, elle n'y retourne pas!

Voici Florida la 7e en image