13 septembre 2021

Cartes de fête

 Voici les textes de N pour celles et ceux qui voudraient les lire et relire.... Tout est y véridique bien que par moment subtile... Bonne lecture!

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Chère A,

Ou devrais-je dire chère brillante jeune fille,

Ou chère jeune fille débordante de vie,

Ou chère soeur débrouillarde et ingénieuse,

Ou chère magnifique étudiante bourrée de talents et de qualités,

Ou chère amie perfectionniste aux sens aiguisées,

Peu importe l’appellation utilisée, elle serait valable, parce que tu es admirable. Je t’espère bonheur, rires, succès, amitiés et accomplissements pour ta quatorzième année d’existence. À ne pas oublier, je te souhaite le développement et l’enrichissement de ton gros cerveau, le décrassage le plus complet de tes veines avec le sang sain d’une fille active ainsi que l’épanouissement le plus fréquent possible d’une personne menant une vie équilibrée. Passe une belle soirée et une bonne fête. Oublie pas que tout se mange et que même si les bas sont fait pour être en contact avec le sol, ils sont toujours mieux sur nos pieds qu’abandonnés sur le plancher de la cuisine.

 

Cher W,

Quand moi j’avais 13 ans, j’avais ton âge. Mais ce n’est pas ça l’important, l’important c’est que je te souhaite la meilleure des journées (aujourd’hui), la meilleure des fêtes (le 17 ou peu importe quand vous fêterez avec Nathalie), mais surtout la meilleure des années. Fais tout ce que tu peux pour rendre ta quatorzième année de vie meilleure que les autres en aimant ce que tu fais et en faisant ce que tu aimes. Passe-la en compagnie de ceux que tu apprécies, que ce soit ta famille ou tes vrais amis. Tente également des nouvelles expériences. Prend des risques. Sort de ta zone de confort et sois fier de toi. Donne-toi des objectifs mentalement ou écrits et fais tout ce que tu peux pour les atteindre. Je suis content d’avoir un petit frère aussi intelligent, beau, comique, généreux, serviable, prometteur, fort, enjoué, souriant, ambitieux et talentueux. À part ça, mange tes zucchinis et utilise toutes les parties de ton gros cerveau quand c’est le temps de réfléchir ou d’écouter. Encore bonne fête et oublie pas de profiter des moments dont tu passes ton temps à désirer!

Signé N

7 septembre 2021

Rentrée scolaire 2021

 La pandémie aura eu un bienfait: vivre une passation du primaire au secondaire en 2 étapes. Avec deux anxieux, cette adaptation à deux étapes fut bienvenue.

En une première étape en secondaire 1: ils se sont d'abord familiarisés avec le phénomène d'avoir une enseignant/e par matière, que chacun à ses critères propres et façon de fonctionner avec les travaux et devoirs que ça implique. Bien que ceci ait été vécu en virtuel une bonne tranche de l'année et a nécéssité un autre type d'adaptation, celle-ci fut plus facile puisqu'il est ainsi possible de se lever 15 minutes avant le début des classes. Chose appréciable quand les classes commencent à 8h10 le matin.

Cette année, non seulement il y a un enseignant par matière,  mais il y a aussi une salle de classe par matière et un casier. Plus de caisse de lait sous la chaise pour ranger les livres et plus de manteau sur le dossier de la chaise comme porte-manteau. Il faut donc se rendre à son casier entre les cours, changer les livres, et trouver où se situe la salle de cours suivante. On avait pratiqué comment ouvrir un cadenas à numéro à la maison. Ils n'ont donc eu aucune difficulté à ouvrir leur casier le premier jour...et à aider nombre de camarades avec leur cadenas respectifs...et donc être en retard à tous leur cours la première journée. Permier jour de classe, je présume que les profs ont été indulgents puisque ces élèves nouvellement en secondaire 2 et en pandémie n'ont jamais eu de casier, encore moins à se déplacer entre chaque cours.

Mes secondaire 2 à moi sont toutefois bien petits encore et par la fin de la semaine, ils en avaient assez d'être presque'en retard à tous leur cours (..."arrêtes d'aider tes amis avec leur cadenas et tu ne seras plus en retard...") et de se faire bousculer dans les corridors tellement il y a du monde. Ca, je ne peux rien y faire autre que leur dire que le temps va aider à ce que tous se placent, et ce, dans les déplacements entre les cours aussi.

Le stress du premier matin et de ne pas rater son autobus était aussi de la partie. Petit Garçon part à la course vers un nouveau circuit de bus, apeuré de ne pas être sur le bon coin de rue ou de manquer le bus qui passera plus tôt. Mademoiselle de son côté vivant le même stress que son besson, fait soudainement volte face et saute sur son vélo. Elle ne connait pas le nouveau circuit de bus mais elle connait le chemin à vélo ce qui la rassure en ce premier matin. C'est toutefois bien plus rapide en vélo (20 min) qu'en autobus (45 min). Elle arrivera donc bien plus vite que son frère et que ses amies et réalise ainsi qu'elle peut partir plus tard  de la maison...et donc se lever plus tard aussi! Choses que son frère va aussi enregistrer même si ça nécéssite de pédaler et donc bouger. Et bouger tôt le matin pour celui qui rebute de faire de la randonnée avant 11h le samedi matin pour pouvoir trainer en pyjamas dans la maison. Mais l'appel d'un matin plus calme moins tôt résonne fort en lui et le vélo ce sera pour lui aussi le restant de la semaine.

Il y a donc deux 'bientôt-ado' heureux en cette maison avec le retour en classe, voir des amis et une maman contente que la progéniture fait confiance à ses capacités d'orientation et se déplace à vélo.




  





17 juin 2021

Vive l'été..!

Posséder une maison a plein d'avantages...sauf au printemps où il y a plein de tâches a accomplir que l'hiver a presque fait oublier... En plus du "ménage du printemps" (qui tarde encore en cette demeure). il faut entamer le jardin, traiter le gazon, vérifier la tondeuse et partir la piscine. Piscine qui ici a 20 ans donc on se doute que beaucoup de choses reliées à la piscine ont aussi cet âge (vénérable quand il s'agit de pièces de plastique).
 
Lors de la visite de la maison un certain été, il y avait déjà apparence de problème avec la pompe de la piscine. La pompe contient de l'air et fuit par le sceau mécanique. Fait venir un copain pour qu'il regarde le tout et tous se mettent à la recherche dudit sceau. Sans succès après avoir passé l'été à chercher et même l'automne. On abdique et achète une nouvelle pompe en plein hiver pour être certaine de l'avoir au printemps en ces temps de pandémie qui perdure et fait en sorte que les magasins sont vides de tout.

Au printemps, installe la nouvelle pompe qui tire beaucoup et ne fuit pas puis ouvre la piscine. La pompe est tellement puissante qu'elle pompe de l'air. On a pourtant remplacé par la même chose, juste plus récent... Trouble shoot la source, il faut se rendre à l'évidence: les 2 valves qui sortent du plancher fuient même si ces bidules sont supposés être bon 'à vie'. Il y a plein de tuyauterie à remplacer pour pouvoir remplacer les fameuses valves. Chose identifiée, chose faite. Mais entre temps, des canards (et leur défection) avaient élu domicile dans notre pataugeoire. Repart la piscine, ajoute le chlore en quantité suffisante et ce dernier fait son boulot et tue toutes les bactéries invisibles qu'il y a dans l'eau: on a un maintenant un bol de lait dans la cours...que le filtreur n'arrive pas à filtrer. 
 
Le sable d'un filtreur a une durée de vie moyenne de 5 ans. Le sable est probablemnet fini puisqu'on a aucune idée de l'âge de celui de notre filtreur. Achète du nouveau sable pour remplacer celui qu'on a, puis Maman prend une journée de congé pour procéder au changement. Le gugusse interne dans la boule qui filtre avait probablement 20 ans et brise lors du remplacement du sable.... yé. Achète un nouveau filtreur avec nouveau gugusse interne. Le nouveau filtreur n'est pas fait comme l'ancien, re-yé. Il faut tout refaire les connections reliées à ce dernier. Récupère la tuyauterie récupérerable, achète ce qui manque et vlan!, il est 16h40, il faut faire le souper puisque cours d'équitation il y a ce soir. 
 
Au retour du cours d'équitation avec l'une, révision en math avec l'autre. 20h: Maman s'y remet. Raccorde le tout et active la pompe finalement. Le backwash fonctionne bien, tout tient et le nouveau sable poussiéreux se fait laver comme il se doit. Mets ça a filtration et un tuyau fait "pouf" avec grand bruit et suit une inondation soudaine! La colle ABS-PVC n'a pas tenue... c'est à n'y rien comprendre. Ressaye avec plus de colle mais sans grand espoir, ces trucs sont du type "one time use"... ça fuit bien que ça tient. Ne prenons pas de chance t'à coup que ça ferait "pouf" en pleine nuit et tuerait la nouvelle pompe... Et il est quand même rendu 21h30. 
 
Fait trois magasins le lendemain pour trouver un bout de tuyau puisqu'ils sont tous en rupture de stock (en cette 2e saison estivale en pandémie). Refait la connection douteuse, rebranche le tout et réactive le tout...finalement, tout tient et passe la nuit correctement. Yéééé (pour vrai) on va enfin pouvoir savourer le bonheur de plonger dans notre "pataugeoire"!

16 juin 2021

Modifications

 Bonjour à toutes et tous,

Google fait (encore) des modifiations et donc la gratuité pour exposer des photos n'est plus depuis le 1er juin. je dois donc trouver une nouvelle façon de partager des clichés. Pour l'instant, la seule façon que j'ai trouvé est de mettre 1 ou 2 clichés ici dans les textes. C'est donc dire que je n'ai pas trouvé de façon de publier des albums photos complets d'un événement donné.

Je vais tâcher de raconter plus régulièrement les péripéties qui surviennent en la maison.... 

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En ce moment, on se bat avec des intrus qui bouffent nos fraises...et qui ont probablement arroser les plants de basilic qui n'étaient pas clôturés dans le jardins. Tout d'un coup deux plants en pot ont eu un soudain coup de chaleur et bien qu'abondemment arrosés par la suite, rien n'y faisait et leur dépérissement ne faisait qu'accentuer.  Force a été de constater que le manque d'eau sous des chaleurs extrèmes qui a été pallié par un arrosage impromptu d'une substance non identifée (et probablement non recommandé provenant des bêtes masquées à 4 pattes) a eu raison de leur survie.... 

Les fraises vont donc débarquer puisque ce ne sont même pas les habitants de cettte maison qui les consomment pour faire place à une plate-bande réservée aux fines herbes que lesdits voleurs masqués ne consomment pas. Espérons qu'il ne viendront plus nous visiter non plus...


8 avril 2021

Évolutions printannières

 Après un bel hiver aux conditions de neige extra-ordinaire (après qu'elles urent montrées le bout de leur nez évidemment, un peu tardif puisqu'en janvier seulement), voici que le printemps montre son nez (plus tôt que prévu celui-là) on change d'engagement hebdomadaire en la demeure.

Les sports de neige font place à la course en sentier....et aux rénos! Ah bien oui, on ne s'en sort pas de celles-là, surtout quand on a une nouvelle propriété. Moins nouvelle maintenant, mais il restait quelques (?) petites choses à faire. Donc, voici en photo lesdites rénovations et suivra l'agrandissement du jardin sous peu.

Restez à l'affut, les photos se feront ajouter au fur et à mesure des progrès.

Les rénos sont par ici.

Alors qu'ici se trouve le printemps.

Et les cours d'équitation.

1 mars 2021

Climato-engagé

Une journée de pêche blanche familiale était prévue un certain samedi. Entre le moment de la réservation et le jour dit, il y a eu passage en zone orange. On pouvait donc pratiquer une activité extérieure à 8 personnes. Une invitation a donc été lancée à deux pecheurs qui ont répondu oui à l'appel. Grand-Vent et Neige-Abondante se sont aussi senti invité et se sont joint. Ca tombait bien, on était seulement 7 avec ces deux-là. Rayon-de-Soleil a tardé de son coté, mais il s'est montré le bout du nez en après-midi, quoique pas longemps. On en a donc rempli le quota présentiel de cette façon. Aucun poisson ne pouvait plus se joindre au groupe, on aurait été des hors-la-loi pandémique. Ces derniers ont donc tout à fait obéit et respectés les règlements. N'empêche qu'on a passé un bon moment en famille avec plein de jasettes et de mises à jour de parts et d'autres.

Puis, une autre journée de pluie s'est fait annoncée. On s'attendait bien à ce que le bulletin météo soit tout faux comme les 2 autres fois précedentes où une telle journée mouillée avait été prévue mais ne s'était pas pointée au final. Mais cette fois, on y a goûté. Chaud soleil du midi, pause santé dans la cours, puis découverte d'une piscine nouveau genre au petit matin pour finir par une glace impéccablement lisse quelques heures après. On est passé d'un 5 degré Celsius pluvieux pendant la nuit à un -20 degrés en après-midi, soit à peine 8 heures plus tard. Qui est climato-sceptique encore??

Et ce yoyo au thermomêtre n'est pas une première cette saison. On a inauguré la patinoire familiale avec un mois de retard cette année pour cause de pas-de-fond-enneigé-suffisant et on a tout fait pour la faire résister un peu plus longtemps que la relâche scolaire. Rien n'est gagné, mais avec ce refroidissment, on va peut-être encore savourer quelques coups de patins cette année.

Par ici les photos sur les détails de cette saison en dent de scie! 

26 janvier 2021

Bonheur avec un grand B

 C'est quand on perd quelque chose que l'on peut réellement en reconnaître la valeur. On le sait tous, mais on l'apprend toujours à nouveau au fil des événements.

Quand tu pars en expédition de ski au pays de l'épinette noire en toute connaissance de cause, mais que tu ne te souviens plus vraiment de ce coin de pays, nombre de souvenir reviennent en tête comme si c'était hier que tu y avais été. Des mots tels que Kinojevis ou Abijevis refont surface et sonnent une cloche qui résonne en soi. Cléricy, Dalembert. Dixit Colombière qui a été annnexé à Val d'Or semble-t-il.  Elle ne comporte toujours que ces 11 maisons dont une seule est maintenant sans balcon par contre (au lieu de 10 sans balcon comme il y a 30 ans)!

La majestuosité des épinettes garnies de neige sont magiques. Le nombre de bouleaux gris parmis ces épinettes sonnent aussi une cloche. L'Abitibi me manquait plus que je ne le pensais et je la redécouvre avec grand intérêt.

Au départ de ce périple, on avait 6h de route à faire mais elles ont passées si vite que nous n'avons pas vu le temnps passé. Comme quoi l'aventure en pays nordique attendue peut être inattendue bien qu'espérée. Une journée grise et maussade au départ a fait place au soleil le lendemain (soleil qui en hiver dit aussi grand froid évidemment).

On chauffe le refuge en grand coup de bûches et on soupe à la fondue. Rien de mieux en plein air qu'un bon souper, n'est-il pas! A la noirceur venue, on se couche sans trop étirer la soirée, donc plus tôt qu'à la maison. A la mi-nuit, un coup de bûche s'impose dans le poêle à bois. Tâche plus ardue qu'il n'y parait au départ avec un poêle trop gros pour la dimension du refuge et peu d'objet fonctionnel pour alimenter les grosses bûches fournies quand la trappe d'aération dudit poêle est incompréhensible elle-même. Il en résulte une nuit tout en sueur où peu d'heure sommeil ont prévalues. On se promet qu'à la nuit suivante, on ne refera pas la même erreur.

Chose dite chose faite....sauf pour la concertation avec Dame Nature. Cette denière ayant promis un -27 bien sonné pour la nuit (vive les ondes cellulaires quand elles se rendent pour vérifier la météo au programme). Quand le poêle fut eteind et qu'on ne l'a pas reparti, on en a donc été quitte pour une nuit froide à se remonter le zip du sleeping sur le nez ...et avec peu d'heure de sommeil encore une fois! Quand ce n'est pas la pré-ménopause, c'est Dame Nature qui s'en charge, yé.

Et c'est quand tu es de retour chez toi que tu valorises avec suprise les points suivants: se lever au petit matin et aller faire ses besoins matinaux nu pied, sur un plancher plus chaud que froid, en pyjamas, sans avoir à se vêtir et encore moins à sortir dehors pour aller rejoindre la facilité nécessaire audit besoin: une bécosse 50 mètres plus loin dans le frette matinal! Ne plait-il pas à ce moment précis de se rappeler combien le confort de nos maisons chauffées peut procurer? C'est en de telles circonstances que l'on apprécit un tel confort, soit quand on ne l'a plus. Mais il faut ajouter que sans cette privation de confort, on ne serait pas témoin de toutes ces beautés naturelles... si Abitibiennes soient-elles!

Par ici les photos de ce périple de 3 jours!


13 janvier 2021

Sérénité

 Après avoir fait du rattrapage mathématique intense deux soirs d'affiler pour cause de petite-fille-pas-assidue-dans-ses-travaux-qui-préfère-jouer-et-remettre-au-lendemain-que-le-lendemain-a-frappé, la (grande) fille avait besoin de prendre l'air et de faire quelque chose de personnel.

Il y a de ces moments qu'il faut chérir dans la vie même si cette vie dans son état actuel est peu enviable. Je fais ici bien entendu référence au fait que nous vivons sous un couvre-feu en période de pandémie pour protéger son prochain. Les rues se vident et les soirées sont tranquilles. Ce qui est formidable puisque ça permet d'avoir un peu foi en la population de savoir que la majortié écoute. Mais ç'est aussi dérangeant quand en grattant la patinoire en devenir, on a l'impression de faire un vacarme et de déranger tout le quartier.

Hier soir, j'ai pelleté la patinoire avant de procéder à un arrosage en bonne et due forme. Le grattage faisait beaucoup de bruit et ce bruit avait même un écho étrange. Il y régnait un silence que je brisais à grand coup de pelle. C'en était tellement puissant que j'en étais mal à l'aise. Puis est venue l'étape de l'arrosage. Une étape non moins astreignante mais tellement gratifiante. La patinoire prend forme malgré un manque énorme de surface enneigée qui constitue sa base. Arroser tranquillement dans le silence d'une ville endormie avait de magique le fait qu'on a l'impression que le temps s'est arrêté juste pour pouvoir savourer le moment présent qui était offert sur un plateau enneigé. Le calme qui régnait que pas une sirène au loin ou bruit de voiture n'est venu briser était d'une grande sérénité et j'en ai bien profité.

 

Voici l'hiver en photos:dec-jan 2021 en photo

12 janvier 2021

L'apprentissage virtuel

Le retour en classe après le congé des Fêtes c'est fait en mode virtuel, comme tout le monde le sait et comme c'était prévu. Ce qui n'était pas prévu avant le congé des Fêtes était que ce retour en mode virutel n'allait pas durer que 2 jours, mais bien 7 jours. (Et encore qui dit que ce mode virtuel ne sera pas prolongé davantage avec l'avènement du couvre-feu en plus du nombre de cas qui monte toujours.)

L'arrivée au congé des Fêtes c'était aussi fait en mode virtuel pour miser sur une quarantaine forcée et protéger les gens seuls qui allaient pouvoir visiter leur famille à Noël de façon un peu plus sécuritaire. Quatre jours d'école en mode virtuel allait faire en sorte que les élèves confinés à leur maison (au lieu de l'école avec 20000 autres élèves) allaient être retirés de contacts sociaux pour 7 jours avant le réveillon du 24 décembre.  Bref, l'école en mode virtuel n'était donc pas inconnu en notre demeure et on s'y était ajusté.

Les 2 travaillleuses sont dans le bureau et les 3 élèves qui ont des cours sont chacun dans leur chambre, porte fermée pour ne pas déranger les deux autres. On est donc 5 constamment devant nos ordinateurs jusqu'à ce que l'heure du lunch se présente. L'un descend avant les deux autres et a premier choix sur son repas selon les restants qui se trouvent au frigo. Puis les 2 autres suivent et le premier retourne en classe. Ainsi se déroule la semaine de ce retour du congé des Fêtes. 

Tout allait bien dans le meilleur des mondes, n'est-ce pas.... et bien non! Figurez-vous qu'il est possible, même en mode virtuel d'arriver en retard à ses cours ou de carrément manquer un cours! Pis pas juste un, b'en non! Trois cours!! Toutes de ses bêtes noires: math (il trouve la prof sévère et ne comprend pas ses explications) et français (il n'aime pas écrire et a de la misère à se relire tellement sa calligraphie est mauvaise). Yé. Maman n'était pas impressionnée.

Après une rencontre au sommet, il était insulté d'avoir été inscrit comme 'absent' à son cours de français puisqu'il y était et a même répondu aux questions de sa professeure pendant la scéance. Y a-t-il eu erreur sur la personne? Peut-être. Mais Petit Garçon allait demander réparation. Sans tarder, un message a été envoyé au prof. Quand Maman lui a demandé s'il allait écrire au prof de math pour ses deux retards en classe, il a été bien vague en mentionnant que ce n'était pas vraiment nécessaire... et évitait le regard. Autant dire qu'il savait qu'il avait été en retard et en endossait la pleine responsabilité. Comme quoi s'il y a injustice, il se manifeste, mais s'il est dans le tort, le repentir n'est pas aussi instantanné bien que présent....

Et n'allez pas croire que Mademosielle est mieux! Elle est arrivée en retard a deux cours la semaine passée. Mais au moins elle n'a pas remis ça cette semaine, elle. Elle a compris et se 'log' en classe tout en se brossant les dents pour éviter d'être "en retard".

Ça, c'était hier.

Il a remis ça ce matin!! NON MAIS! Il n'y a que dans ma maison qu'une telle chose est possible: arriver en retard à son cours quand tu n'as même pas à sortir de ta maison et qu'il n'y a pas de congestion dans l'escalier qui monte de la "cafétéria" à la "salle de classe"! Misère.....


25 décembre 2020

histoire de recettes

KWE! (bonjour)

J'ai reçu des cadeaux à Noël...et j'ai été très gâtée en découvertes. En cherchant du sirop pour faire des mojitos avec notre super menthe, Kwe Cocktails  a été découvert. Et devinez quoi, c'est une mine d'or de saveurs et d'originalité.

Sirop de tonic forestier (moi qui adore le gin Canopee, ça ne peut que faire un bon mélange), sirop canneberge et sapin (ouuuu les merveilleux cosmo qu'on va pouvoir faire avec ça), sirop mojito de menthe sauvage (celui-là n'a pas besoin d'explications), sirop tonic pain d'épice (rhum n' pain d'épice en ce nOël? oui!) sont les 4 reçus, mais il en existe d'autres aussi!

En parcourant le site web de Kwe et toutes leurs recettes de mocktails et cocktails possible et imaginable afin de bien se garnir la panse, il y avait aussi une recette de gâteau qui avait l'air vraiment délicieux en vue de la photo. Lecture des ingrédients :

baie de génévrier, 2 tasses de sucre, 3 tasses de farine, cardamome, lime, vanille, sel, bicarbonate, tonic pain d'épice, gin, jusque là ça va... pas si pire... 

Puis suivent 4 oeufs, 1 tasse de beurre ET 1 tasse de babeurre... 

Bon, on va laisser faire et renommer cette recette: gâteau crise-cardiaque-assurée!

Mais ça avait l'air vraiment bon!

https://kwecocktails.com/recettes/gateau-bundt-gin-tonic

 

24 novembre 2020

Sauvetage épique

Qui dit cours arrière, dit piste cyclable en cette demeure. Qui dit piste cyclable, dit beaucoup de marcheurs en temps de pandémie. Qui dit marcheurs, dit aussi promeneurs de chiens. Et eux, ils se croient tout permis.

Dans un cas, le promeneur non chalant pas pressé au chien tout aussi non chalant et pas pressé marchent à moins d'un pied de notre clôture quand il y a environ 10 pieds de gazon qui séparent notre clôture de la piste cyclable asphaltée. Allez savoir pourquoi, mais c'est comme ça à tous les jours et ce, plus d'une fois par jour. Vivement l'hiver, lui il ne sort pas beaucoup par temps froid.

Dans un autre cas, il y a le chien de course enjoué au maître tout aussi enjoué qui lance une balle à son chien....à un pied de notre clôture et donc la balle atterie plus souvent qu'autrement dans notre cours ou mieux: dans la piscine, bave inclue.

Le problème est que notre cours et celles de chacun de nos voisins adjacents fait un long corridor tout indiqué pour une belle course en ligne droite et donc tout indiqué pour les lévriers et autres espèces en trop plein d'énergie de se défouler allègrement... à moins d'un pied de notre clôture il va sans dire.

Ces chiens en trop plein ne supportent pas de voir leur ba-balle dans notre cours et se mettent donc à gratter le sol frénétiquement ou défoncer la clôture pour aller chercher leur dit jouet, objet de leur défoulement énergique. Il y a mieux encore: le maître trop enjoué se permet même d'ouvrir la porte de la clôture pour mettre les pieds dans notre cours et aller reprendre son bien. Et si ce n'est pas lui, il envoie carréement son chien faire le boulot à sa place!

En constatant le mouvement de la clôture mais sans trop y comprendre grand chose à la source de ce mouvement, on réparait patiemment la clôture en pensant que le raton et le lièvre qui affectionnent particulièrement le jardin finiraient par se décourager des obstacles mis devant eux. Jusqu'à ce qu'un jour je vois de visu le maître trop enjoué à l'action. Pandémie oblige, on travaille de la maison et les fenêtres du bureau donnent sur la cours, quel bel adon.

La porte de la clôture a depuis été cadenassée et la fille propriétaire de la clôture guettait bien sagement la prochaine fois où elle verrait le chien trop enjoué tenter de cabosser sa clôture. Elle qui avait à tort accusé un lièvre et son penchant pour les feuilles de betteraves, ou son comparse masqué qui lui affectionne les fraises.

Le jour dit arriva et le bonhomme trop enjoué s'est fait parlé. Je vous fais trève ici de la conversation puisque pas très jolie, elle ne peut être racontée. Il faut dire que le bonhomme a menti sur le fait qu'il n'avait jamais Ô grand jamais mis les pieds dans notre cours... La madame n'a pu s'empêcher de lever le ton devant une telle impertinence même s'il était, pour une rare fois, en présence de sa conjointe pour lancer la foutu de ba-balle à son cabot. Cabot à elle soit dit en passant, même pas à lui.

 Une amie connaissant nos déboires de cours arrière a eu une pensée pour nous. Ses parents devaient faire du ménage arboricole dans leur cours et à l'ombre du grand cèdre qui devait quitter le terrain s'en trouvait un plus petit de 5 pieds. Cette amie a donc pris soin de rapporter le bébé de 5 pieds pour nous l'offrir. 

 Le corridor de course comprend maintenant non seulement une épinette blanche, mais aussi un beaud grand cèdre qui se tient fier et a beaucoup d'espace pour grossir allègrement hors de l'ombre de son parent.

Et qu'à celà ne tienne, le pot de ce sauvetage arboricole épique est devenu une belle décoration de Noël en plus. Merci mon amie!






30 octobre 2020

Rattrapage

 Voici du rattrapage photos. 

La rentrée scolaire et l'automne 2020 sont ici

Et le suivi des cours d'équitation est ici

26 octobre 2020

la vie

"La vie est un long fleuve tranquille...."

Qui disait ça déjà? Il avait tout faux quand on a des enfants! 

 Bien sûr, ils vieillissent et les frasques rigolotes sur lesquelles je pouvais allégrement écrire et dont j'écrivais sur à peine 10% de ce qui pouvait survenir en la maisonnée sont beaucoup moins fréquentes maintenant. Pas toujours moins drôle, mais l'innocence de l'enfance a fait place à plus de maturité. Ce qui est très bien n'allez pas croire le contraire. Mais ce qui fait aussi que les prises de conscience (ou prise de bec) sont plus sérieuses ou tout simplement pas drôle du tout. Et qu'en ces temps moins positifs, peut-être vaudrait-il ne pas en rajouter.

 Il y a quand même du bon qui survient par moment. Comme la réception par la poste d'un colis de grand-maman contenant une chemise scoute d'un rouge rutilant marquant le passage à une autre étape de sa vie. Rentrée au secondaire oui, mais entrée dans le monde des grands scouts (fiers) que les petits scouts (mignons) observent avec intrigue et envie. Ou la réception par courriel d'un portrait peind par son propre grand-père qui a illuminé un visage. Il y bien sûr les soirs d'équitation qui sont de grands moments de bonheur quasi indescriptible au retour desquelles il est impossible d'arrêter le moulin à parole qu'elle est lorsqu'elle est heureuse. Elle partage sa joie et immense bonheur sans même prendre le temps de respirer entre deux romans...loin d'être fleuves!

Ce n'est pas facile d'être maman en temps de covid avec des non-studieux et des pas sportifs que l'extérieur execre. Mais ce sont ces petits moments de grande joie qu'il faut savoir savourer et prendre pleine conscience pour savourer cette vie en temps moins positifs.

Et aujourd'hui, l'euphorie faisait partie du petit matin.... Ca, ça ne changera peut-être jamais. L'excitation de la première neige....avec des enfants!



9 septembre 2020

Rentrée 2020

Après une fin d'année scolaire marquand la fin du passage au primaire sans joie et sans party ou autre réjouissance avec leurs amis, voilà que la nouvelle année scolaire fait son arrivée...masquée.

En la demeure, on passe de marcheur à utilisateur d'autobus de ville.  C'est le système de transport scolaire dans cette région. Le tout masqué bien évidemment. Ils aiment, pour ne pas dire qu'ils trippent à prendre le bus....et faire comme les grands je présume. Qui dit contacts sociaux en ces temps inédits, dit aussi douche sitôt de retour de l'école et brassée de lavage sans tarder pour Maman.

De les voir partir en autobus...masqué, de les voir prendre leur responsabilité (douche après avoir franchi la porte de la maison) fait tout drôle d'un point de vue parent mais  aussi d'un point de vue utilisateur d'autobus en temps normal. Moi qui n'ait pas pris le bus depuis mars dernier, encore moins masquée. Mais eux ne se plaignent pas et sont très contents de ce début dans une école secondaire malgré ces temps anormaux. Pour eux, le secondaire ça ressemble à ça: tous dans leur classe, les profs changent de classe, ils n'ont pas de casier, donc pas de cadenas à ouvrir et de marche dans les corridors avec les amis, tout leurs effets se trouvent en classe dans une caisse de lait sous leur chaise. Les activités du midi vont peut-être avoir lieu...peut-être pas. Ca demeure à suivre. Drôle de début d'année.... Drôle de façon de débuter le secondaire...

La rentrée en photo est par ici.

4 septembre 2020

Vague à l'âme

"Un ami dont les enfants retournaient à l’école cette semaine m’écrit : Libarté !!! Le télétravail avec des gamins qui se chamaillent, ça fait un temps, puis tout fout le camp. L’amour inconditionnel se transforme en lunch aux Doritos et au lait au chocolat. « Arrangez-vous ! » Tous les parents et tous les enfants et ados ont abusé des écrans durant les six derniers mois. Le hic, c’est que le nuage techno nous éloigne aussi des vrais nuages, de l’ennui créatif, de la pensée lente, du flux réparateur, du temps mort et si vivant par ailleurs."

Ce passage d'un article de Josée Blanchette révèle bien des choses. Oui, le télétravail temps plein avec des enfants temps plein à la maison fut une épreuve pour tous. Autant pour eux que pour leur parent et tous ont fini par lancer ce fameux "arrangez-vous" n'arrivant plus à tout faire, le travail pour lequel ils sont rémunérés d'abord.

Oui, il est vrai que le temps d'écran pour les occuper le jour a été augmenté. Que loin de ces fameuses 'bébelles électroniques' comme je les appelle, certains n'arrivent tout simplement pas à s'occuper d'eux-mêmes (RE: les garçons de cette maison). Le temps d'ennuis servant l'imaginaire pour créer leur fait bien défaut. Jouer dehors pour simplement jouer dehors n'est plus de ce monde. La forêt à notre porte ne les appelle même pas (il faudrait toutefois que j'ajoute que cette forêt aussi a été interdite par l'organisme qui la gère au plus fort de la pandémie). Le plie imposé y est donc toujours maître. A la petite enfance, on leur interdisait d'aller loin de la maison sans nous pour leur sécurité dans cette société malade....B'en c'est ça, maintenant ils ne font rien sans nous. Même pas aller jouer dans la cours et encore moins visiter le marais et autre ruisseau qui la borde.

L'école vient de reprendre. "Libarté" comme disait l'autre. Je vais enfin pouvoir travailler sans me faire interrompre aux 2 minutes et quart. Ca fait du bien. Mais cette liberté aussi sacro-sainte soit-elle pourrait avoir un prix. Que les ados soient des être sociaux ou non, la distanciation physique doit primer et le respect du port du masque doit être observé. Je suis un être très social et j'appréhende l'automne avec grande crainte. Simplement changer de pièce dans la maison pour me rendre à mon lieu de travail après avoir été 3 semaines sans m'y asseoir me mets déjà les nerfs en alerte. Mes amis me manquent, sortir prendre un verre sur une terrasse me manque et voilà que l'automne se pointe et que les autobus scolaires sont plus plein que vide. Le beau temps estival a mis un baume sur les semaines de printemps, mais l'ennemi y trône toujours. Il va falloir être vigilent et respecter ces consignes pourtant simple même si ça ne nous tente pas...tente plus... qu'on en est fatigué, moi la première. On va y regoûter.

Référence: Josée Blanchette, 4 septembre 2020


30 août 2020

Été en pandémie

Malgré une pandémie qui a annulé les plans de vacances originaux, l'été a pu quand même être apprécié. Le camp scout annulé libérait la base scoute qui a été offerte aux animateurs et leur famille. On a donc profité de cet endroit une dernière fois, mais en famille plutôt qu'en camp scout. Le rythme fut plus relaxe qu'en camp scout évidemment, mais les endroits revêtant un caractère particulier ont été revus.

Puis une courte vacance en famille a eue lieu, au Québec plutôt qu'à la péninsule Bruce, mais des souvenirs y ont été créés et le temps arrêté fut apprécié.

L'été en photo se trouve ici

22 juillet 2020

V'lan


"Le virus est avec nous pour de bon. C’est un exceptionnel donneur de leçons aux exceptionnels entêtés que nous sommes. "

Et paf, nous le voilà dit et tenons-nous le pour dit.... La suite était encore plus savoureuse:

"Nous nous dirigions dans le mur avec nos chaînes d’approvisionnement mondiales des nécessités de base, avec nos voyages touristiques et d’affaires qui nous font piétiner et envahir les merveilles du monde pour le plaisir incongru de les regarder à travers l’objectif de nos cellulaires, avec les achats en quantités obscènes de biens de consommation pour avoir l’impression d’agir et de participer à ce monde qui se transforme ainsi peu à peu en Himalaya de déchets, et, bien sûr, avec tout ce pétrole consommé comme du petit-lait. Nous sommes si loin de la recommandation du philosophe Voltaire de « cultiver son jardin »."

"La COVID nous obligera à survivre et à vivre autrement, et si ce n’est pas ce virus qui le fera, un autre émergera. La nature tout entière exige de nous cette prise de conscience, et toute prise de conscience exige sa part de souffrance. Nous sommes servis."

Françoise Charron dans "La COVID-19, un aiguillon"
Le Devoir du 22 juillet 2020


Dans le même ordre d'idée, lu ce matin aussi: Francine Pelletier
 


29 juin 2020

Aurore d'été

Par un tôt petit matin, Mademoiselle déjeune tranquillement puis décide de partir à la chasse. Après avoir cueillie une belle poignée de mûres bien fraiches et bien noires pour les autres déjeuneurs de la demeure, elle décide que de le faire par la voie des hauteurs simplifierait la tâche et agrémenterait d’autant les estomacs de la maisonnée. Elle a grand coeur!

Petit détour par le garage pour aller chercher l’escabeau et elle s’installe non loin de l’arbre à belle portée desdits fruits attendris par le soleil. La cueillette va bon train lorsque l’équilibre est soudainement moins certain. Ce qui devait arriver arriva, une vilaine bête (ou était-ce une branche pointue, aller savoir) lui fait faire un volte-face, elle qui a horreur de se faire piquer et la fait trébucher du haut des 3 pieds qui la sépare du sol.

Elle apparait dans l’embrasure de la porte-patio mentionnant qu’elle est tombée de l’escabeau et a échappé toutes les mûres, d’où le bol vide. L’instinct maternelle détecte toutefois autre chose : le bol vide n’est pas dans ses habitudes même si une mésaventure est survenue. Les yeux de Mademoiselle en disent aussi bien plus long. Le mal n’est pas qu'orgueilleux. Elle a le bas du dos et la hanche tout éraflés et rouge. On procède au lavage des mains bleuit par le petit fruit pour découvrir une autre éraflure un tantinet plus importante celle-là.

Voyant le liquide rouge qui sort de la plaie et qui dégouline sur le plancher partout où elle a mis les pieds, on sort la trousse de premier soin. Mademoiselle maintenant assise pendant que Maman s’affaire à sortir l’attirail de désinfection a tout à coup chaud, très chaud même au point qu’elle retire son gros chandail. Mais c’est qu’elle n’a pas seulement chaud par contre. Elle devient d’un blanc cadavérique en un rien de temps. « Maman, est-ce normal d’avoir SI chaud? » Maman prend doucement Mademoiselle dans ses bras et l’amène au salon sur le fauteuil inclinable en lui ordonnant de rester couchée. Manquerait plus qu’une chute et une commotion cérébrale pour couronner le tableau en ce lundi matin! D'autant plus qu'il n'est pas encore 8h am!

Désinfecte la plaie, coupe la chair qui pend, met une grosse catin sur le petit orteil puis peu à peu Mademoiselle reprend des couleurs. Un film visionné plus tard suivi d'un détour par la piscine, plus rien n’y parait si ce n’est que le pansement. C’est qu’elle est fait ‘toffe’ celle-là!

 

17 juin 2020

Il y a pire

Les derniers mois n'ont pas été facile. Ils ne l'ont été pour personne. Tous ont dû s'adapter à quelque chose de nouveau et être résilient devant l'adversité d'une façcon ou d'une autre. La pandémie et le confinement obligé ont pris tout le monde de court et tous ont dû réadapter quelque chose de leur quotidien sinon toute leur vie au grand complet.

Que ça passe par la réorganisation des journées, au divertissement des membres de la famille, jusqu'aux courses et autres achats à faire, les habitudes ont dues changer. On ne va plus à l'épicerie quand il manque un seul article dans la maisonnée par exemple. L'occupation journalière à été revue, que ce soit son quotidien de retraité aux tendances sociales plus ou moins poussées, aux 37.5 heures de travail hebdomadaire pour son gagne-pain ou aux 30h passées sur les bancs d'école; aux façons d'apprendre et de faire des examens, aux devoirs, aux activités sportives ou culturelles qui se font en ligne, aux rencontres entre amis, aux sorties au resto ou en salle de spectacle qui sont interdites; tout a dû être mis sur pause ou réorganisé...pendant que l'économie écope. On achète local ou s'efforce de trouver dans la région sinon dans sa province ou son pays. L'entraide a été de mise à nouveau et fonctionne bien.

On a réappris à vivre sous un même toit et plus lentement. On a stoppé le rythme effréné de la société d'aujourd'hui, réappris le sens du mot famille, découvert des talents, exploré des technologies pour faire des films, redécouvert les plaisirs de faire de l'artisanat, cuisiner au pas possible, ré-inventer des recettes pour les égayers, parfois avec succès...et parfois pas. Des règles de santé publique ont soudain mis fin à des vacances interprovinciales pourtant encore loin dans le temps. Elles ont mis fin à un mariage, à des camps, en ville ou en forêt, à des compétitions. Tout y passe. Des compressions budgétaires obligent à d'autres réorganisations maintenant.

Mais travailler tranquillement au son de musique jazz berçante peut aussi être très agréable...Carole King, Renee Olstead, Stacey Kent, Michal Bublé, 3rd Force...encore plus quand on travaille en couple.... comme quoi, il y a pire dans la vie. Il faut savoir apprécié le moment présent...sans trop penser à demain puisqu'on ne sait pas de quoi il sera fait.

Happy hump day à vous!


15 juin 2020

Graduation

Drôle de façon de terminer son primaire, mais il semble que ça va être comme ça pour cette année.

Voici mes p'tits plus si p'tits que ça qui terminent leur 6e année et donc leur temps à l'école primaire:

https://photos.app.goo.gl/styr6hfmMgBKpeBb7

9 juin 2020

Poissons

Après les poissons d'Avril, voici mes deux poissons dans l'eau!

Ils s'en donnent à coeur joie dans la piscine, rien ne les arrête, pas le froid, le mauvais temps ou la pluie. Que la piscine soit à 65F ou 83F, ils y passent des heures. Ils en sont quitte pour des cheveux sec et le revitalisant est de mise au quotidien, mais ils passent du temps loin des écrans au plus grand bonheur de Maman!

Par ici les photos de juin en ces temps de confinement!

6 juin 2020

6 juin

Bonne fête grand-maman! 
On pense à toi!

25 mai 2020

On fait ce qu'on peut, calv...!!

L'école n'est pas finie (Premier Ministre François Legault, mai 2020)

Il faut passer en mode plein régime (Ministre de l'éducation Jean-François Roberge, 19 mai 2020)

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Au milieu du brouhaha, les parents, qui doivent souvent travailler de la maison, ne savent plus où donner de la tête, alors que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, impose de la pression pour que l’apprentissage se poursuive comme si les parents étaient en mesure de remplacer les professeurs et les cours à temps plein. Des directeurs d’école jusqu’aux professeurs, en passant par le ministre, le réseau de l’éducation manque cruellement d’empathie et de cohérence ces temps-ci.
                                  - Alec Castonguay, L'Actualité, 21 mai 2020
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...je dois vous avouer que je suis en colère. La charge de travail que nous demande dorénavant l’école pour clore l’année scolaire me met en rogne.

Loin de moi l’idée de mettre le fardeau de la culpabilité sur les enseignants. J’ai trois enfants au primaire, ils vont dans une petite école publique que j’adore, et je vois la bonne volonté de leurs enseignantes et de la direction pour suivre les directives de la santé publique, respecter ce qu’exige le gouvernement, et pour soulager d’une quelconque manière les parents. Mais voyez-vous, les parents ne sont pas regroupés en syndicat. Nous sommes éparpillés, nous ne nous connaissons pas et nous avons des couches à changer, des repas à préparer, des petits à consoler, de la discipline à faire… Si vous voulez abuser de nous, nous serons très mal organisés pour nous défendre.

Vous nous prenez, après deux mois et demi éreintants, dans l’incertitude la plus totale, souvent vécue dans des espaces petits, en bordel, bruyants et dans lesquels, comble du comble, nous devons travailler (pour ceux qui n’auraient pas perdu leur emploi et ne vivraient pas, en plus, le stress du chômage).

Demander aux parents, monsieur le ministre de l’Éducation, de « passer en mode plein régime », selon vos mots, de redoubler d’efforts avant la fin de l’année pour faire en sorte que nos petits continuent à apprendre est au mieux irréaliste, au pire un ajout à la détresse ambiante.

Bien sûr, de mes communications avec les trois enseignantes de mes enfants, j’ai déduit que, même si certains travaux seront obligatoires (pour le plus grand), l’école s’attend à ce que les parents fassent ce qu’ils peuvent. Mais mettez-vous à notre place : aucun parent ne souhaite avoir l’impression qu’il sacrifie l’apprentissage de son enfant ! Pourtant, c’est ce que nous sacrifions pour sauver nos jobs. Nous ne sommes pas dupes et vous ne l’êtes pas non plus : les parents qui travaillent ne peuvent pas risquer de perdre en plus leurs revenus, c’est ce qui fait tenir le reste. Évidemment, nous devons donc souvent privilégier le temps que nous passons à travailler.

Les parents doivent s’exprimer et raconter la colère qui gronde. Vous avez changé la date de réouverture des écoles deux fois pour finalement l’annuler, et ce, sans même nous annoncer une quelconque forme de relève. Une suite. Une solution. Vous avez maintenant affaire à une horde de parents zombies, souvent dépassés par la situation, crevés, soumis à une pression rarement atteinte, et qui essaient tant bien que mal de sauver leurs petits et leur santé mentale. Dans ce contexte, vous comprendrez que le théorème de Pythagore et le plongeon du céleri dans de l’eau colorée (pour démontrer que les plantes boivent)… ça passe sous le radar.
Je comprends que l’école doive nous faire part du travail à faire. Je comprends que le gouvernement veuille assurer ses arrières avec un plan, montrer qu’il ne nous a pas abandonnés. Mais dans les faits, je reçois un horaire de réunions Zoom pour la maternelle, pour la 3e et la 5e année, les réunions tombent en même temps, j’ai trois matières par enfant à superviser, des travaux à leur faire rendre… Qui, pensez-vous, doit comprendre, organiser, imprimer et superviser tout ça ? Quand monsieur le premier ministre répète en conférence de presse que « l’école n’est pas finie », j’espère qu’il comprend ce qu’il fait porter aux parents.
...
                                         - Léa Stréliski, L'Actualité, 20 mai 2020
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 ...
Si on peut se permettre de redémarrer l’économie alors que les écoles et les garderies fonctionnent au ralenti ou pas du tout, c’est parce qu’on compte implicitement sur le travail invisible que les femmes sont les premières à fournir, au détriment, souvent, de leur propre autonomie financière. Sans la pleine participation des femmes à l’économie, il n’y aura pas de reprise à toute vapeur. On ne peut pas se contenter d’inciter les parents à garder leurs petits à la maison « s’ils le peuvent » ou les gronder de ne pas avoir fait faire leurs devoirs aux ados (comme l’ont exprimé le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, et celui de l’Éducation, Jean-François Roberge) sans reconnaître à voix haute que ce sont les femmes qui hériteront du gros de ce fardeau, sans en mesurer les contrecoups sur leur participation au marché du travail, et sans en considérer les effets sur le roulement de l’économie.
...
                                       - Noémie Mercier, L'Actualité, 25 mai 2020
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En mes mots: je suis épuisée, j'arrive bien mal à faire mes journées de boulot, je prends congé plus souvent qu'autrement pour arriver à boucler la boucle des journées, à voire aux devoirs, aux repas, au ménage et encore plus important: au bien être mental des occupants de cette demeure, en particulier les moins de 18 ans... Faque le boulot mange une claque évidente et les congés s'imposent d'eux mêmes quand on est imputable aux 15 minutes. Mais "l'école n'est pas fini" et on doit "passer en  mode plein régime" comme si ce n'était pas déjà comme ça depuis maintenant 10 semaines... Vive les politiciens qui ont la tête dans le sable ou qui ont les yeux tellement loin de la réalité du terrain qu'ils en sont décourageants.

8 mai 2020

vivre et revivre

Par ici, on joue à des jeux de société. On doit se considérer chanceux puisqu'on le peut: on est assez nombreux en la maisonnée pour le faire...faut voir le positif.

Donc on a joué à 7 Wonders de nombreuses fois puisque c'était un nouveau jeu dont celui qui à sa fête en janvier avait reçu en cadeau. On aime aussi beaucoup Jamaïca. Et Catan. Puis on a ressorti Blokus, puis Kingdomino. Et enfin Stratégo. On a rejoué à 7 Wonders. Les enfants ont rejoué à Catan.

On écoute aussi des films. On a visionné Hochi, Menteur, Merci pour tout... Puis on a revisionné 3 des 4 Indiana Jones et 4 des (j'sais plus combien, il y en a trop) Mission Impossible.

On prend des marches, on fait du vélo...et on retourne marcher et on retourne en vélo. Les enfants jouent au soccer, au frisebee, au spike-ball, au basket-ball... Puis ils rejouent au soccer, rejouent au frisebee, rejouent au spike-ball, au basket-ball....

On fait des devoirs. Ceux du primaire font des résolutions de problème une journée, puis ils les refont le lendemain parce que problème mal résolu. Maman ayant été occupée par son boulot elle n'avait pas elle-même fait le problème, donc elle ne connaissait pas la réponse...qui n'était pas la bonne et qu'ils avaient chacun la leur qui différait l'une de l'autre aussi....

Le confinement c'est ça: on fait puis on refait. On vit et on revit des choses.

On a peint des toiles déjà... Demain on redessine des toiles.
Des autoportraits.

A suivre...ici!

Et ici, en vidéo.

29 avril 2020

Indi

Un soir de dérive autour d'un verre de vin à philosopher sur la tournure des événements d'un film peut avoir de drôles d'effets.

Avoir visionné un certain nombre de films d'action où le célèbre archéologue se fait prendre plus souvent qu'à son tour dans des situations sordides amène son lot de niaiseries à la table. Niaiseries transposées à nos bidules identifieurs de coupes de vin.

Tel que le grand Indi, nos "wine charms" se sont mis dans le pétrin et sont maintenant attachés dos à dos seuls au monde sans moyen de se déprendre d'une fâcheuse situation.... La question qui tue: on fait quoi maintenant!!?!