9 septembre 2020

Rentrée 2020

Après une fin d'année scolaire marquand la fin du passage au primaire sans joie et sans party ou autre réjouissance avec leurs amis, voilà que la nouvelle année scolaire fait son arrivée...masquée.

En la demeure, on passe de marcheur à utilisateur d'autobus de ville.  C'est le système de transport scolaire dans cette région. Le tout masqué bien évidemment. Ils aiment, pour ne pas dire qu'ils trippent à prendre le bus....et faire comme les grands je présume. Qui dit contacts sociaux en ces temps inédits, dit aussi douche sitôt de retour de l'école et brassée de lavage sans tarder pour Maman.

De les voir partir en autobus...masqué, de les voir prendre leur responsabilité (douche après avoir franchi la porte de la maison) fait tout drôle d'un point de vue parent mais  aussi d'un point de vue utilisateur d'autobus en temps normal. Moi qui n'ait pas pris le bus depuis mars dernier, encore moins masquée. Mais eux ne se plaignent pas et sont très contents de ce début dans une école secondaire malgré ces temps anormaux. Pour eux, le secondaire ça ressemble à ça: tous dans leur classe, les profs changent de classe, ils n'ont pas de casier, donc pas de cadenas à ouvrir et de marche dans les corridors avec les amis, tout leurs effets se trouvent en classe dans une caisse de lait sous leur chaise. Les activités du midi vont peut-être avoir lieu...peut-être pas. Ca demeure à suivre. Drôle de début d'année.... Drôle de façon de débuter le secondaire...

La rentrée en photo est par ici.

4 septembre 2020

Vague à l'âme

"Un ami dont les enfants retournaient à l’école cette semaine m’écrit : Libarté !!! Le télétravail avec des gamins qui se chamaillent, ça fait un temps, puis tout fout le camp. L’amour inconditionnel se transforme en lunch aux Doritos et au lait au chocolat. « Arrangez-vous ! » Tous les parents et tous les enfants et ados ont abusé des écrans durant les six derniers mois. Le hic, c’est que le nuage techno nous éloigne aussi des vrais nuages, de l’ennui créatif, de la pensée lente, du flux réparateur, du temps mort et si vivant par ailleurs."

Ce passage d'un article de Josée Blanchette révèle bien des choses. Oui, le télétravail temps plein avec des enfants temps plein à la maison fut une épreuve pour tous. Autant pour eux que pour leur parent et tous ont fini par lancer ce fameux "arrangez-vous" n'arrivant plus à tout faire, le travail pour lequel ils sont rémunérés d'abord.

Oui, il est vrai que le temps d'écran pour les occuper le jour a été augmenté. Que loin de ces fameuses 'bébelles électroniques' comme je les appelle, certains n'arrivent tout simplement pas à s'occuper d'eux-mêmes (RE: les garçons de cette maison). Le temps d'ennuis servant l'imaginaire pour créer leur fait bien défaut. Jouer dehors pour simplement jouer dehors n'est plus de ce monde. La forêt à notre porte ne les appelle même pas (il faudrait toutefois que j'ajoute que cette forêt aussi a été interdite par l'organisme qui la gère au plus fort de la pandémie). Le plie imposé y est donc toujours maître. A la petite enfance, on leur interdisait d'aller loin de la maison sans nous pour leur sécurité dans cette société malade....B'en c'est ça, maintenant ils ne font rien sans nous. Même pas aller jouer dans la cours et encore moins visiter le marais et autre ruisseau qui la borde.

L'école vient de reprendre. "Libarté" comme disait l'autre. Je vais enfin pouvoir travailler sans me faire interrompre aux 2 minutes et quart. Ca fait du bien. Mais cette liberté aussi sacro-sainte soit-elle pourrait avoir un prix. Que les ados soient des être sociaux ou non, la distanciation physique doit primer et le respect du port du masque doit être observé. Je suis un être très social et j'appréhende l'automne avec grande crainte. Simplement changer de pièce dans la maison pour me rendre à mon lieu de travail après avoir été 3 semaines sans m'y asseoir me mets déjà les nerfs en alerte. Mes amis me manquent, sortir prendre un verre sur une terrasse me manque et voilà que l'automne se pointe et que les autobus scolaires sont plus plein que vide. Le beau temps estival a mis un baume sur les semaines de printemps, mais l'ennemi y trône toujours. Il va falloir être vigilent et respecter ces consignes pourtant simple même si ça ne nous tente pas...tente plus... qu'on en est fatigué, moi la première. On va y regoûter.

Référence: Josée Blanchette, 4 septembre 2020