Petit matin tranquille.... Mademoiselle est debout à 6h01 évidemment car elle a bien hâte à cette première journée.
Petit Garçon lui a eu quelques difficultés à s'endormir et donc "traînera" au lit jusqu'à 6h30.
Ils ont été avertis des nouveautés de cette année: vous choisissez vous mêmes vos collations, maman ne fait plus tous vos lunchs. Vous faites votre lit en vous levant et vous vous habillez en vous levant, on ne déjeune plus en pyjamas. (celle là je vais peut-être le regretter, mais on verra!)
Choses dites choses faites en maugréant quelque peu, mais on n'est pas pressé ce matin donc on y arrive.
Arrivée dans la cours d'école, on découvre les listes de noms: groupe 21, Madame S pour elle et groupe 22, Madame C pour lui. Ils ont tous les deux des visages connus dans leur classe, certains qu'on voudrait moins mais d'autres qu'on veut bien aussi!
Il y a de plus en plus de monde qui arrivent dans la cours d'école et Petit Garçon qui ne lâche pas mes mains demande soudainement de rejoindre les hauteurs. C'est qu'il est nerveux et a besoin d'air. Juché sur des épaules, on est bien mieux! Une fois que Mademoiselle a découvert sa classe, elle file jouer et dépenser de l'énergie. On ne la reverra qu'au discours du directeur.
Puis les professeures donnent à tous une étiquette collante avec leur nom respectif et c'est là que Petit Garçon doit descendre de son perchoir... sans grand enthousiasme. Une fois au sol, il va chercher son nom, mais revient vite chercher une sécurité. Il dit avoir mal aux jambes.....puis au ventre....il reste près de la clôture...verse même une larme mais la ravale en grand brave qu'il est. Il espère que la première journée sera comme en maternelle ou en première année....
Puis c'est l'heure de rentrer dans l'école. Mademoiselle tout sourire nous envoit un grand signe de la main: bonne journée Peanut! Petit Garçon est moins certain et le sourire n'est pas facile...d'autant plus que maman prend des photos et qu'il n'en veut pas! Mais tout ira bien et il sera tout sourire en fin de journée lui aussi!
Et voilà, c'est parti pour une autre belle année!
31 août 2015
8 août 2015
Ma Demoiselle
Tu nous as fait tout une frousse ce soir Coccinnelle, ouf! Plus de peur que de mal une fois de plus, mais cette fois-ci mon cœur en a pris un sacré coup.
A chaque accident, incident, débarque de quelque sorte, une poque s'ajoute sur ton corps. Cette poque nouvellement ajoutée disparaitra avec le temps, elle finira par guérir et n'y plus paraître mais pas la blessure à mon cœur.
On nous l'avait dit quand tu étais en maternelle. C'était plus une remarque de quelqu'un qui en a vu d'autres qu'un avertissement. L'annonce s'était voulu préparatoire. Faite en toute bonne foi du "roi Dagobert", une personne que tu as beaucoup aimée, Coccinelle. Et le verdict est tombé à ta première année: hyperactivité qui mène à un problème d'attention. Verdict lourd à recevoir malgré tout ce qui a été mis en place pour t'aider en classe.
Les accidents aux repas de verre de lait renversé, de manche de chandail qui traine dans l'assiette parce que tu es incapable de rester assise en place plus de deux minutes sont monnaie courante en notre demeure. Mais ça, on fait avec et ce n'est que bagatelle au fond. Même tes acrobaties au parc, toujours grimper de plus en plus haut et virevolter dans la balançoire toujours plus vite ou plus en rond que jamais ne sont que de beaux jeux et te regarder aller si allègrement foncer, n'ayant peur de rien sont un spectacle pour les yeux. Tu rayonnes de bonheur à faire toutes ces stepettes! Mon cœur reste accroché au barreau manqué, au saut mal atterri, à la marche manquée à chaque fois, mais tu te relèves tout sourire pouce en l'air fidèle à ta joie de vivre!
Mais ce soir, ma progéniture, tu m'as assénée tout un coup. Ma cascadeuse en herbe, tu as fait un vol plané magistral, digne de toi. Trop excitée, tu as manqué ton coup sur cette acrobatie. Ton atterrissage m'a coupé le souffle autant qu'à toi. Le visage meurtri, le genou bleu, la main qui gonflait a vu d'œil et ton mal interne général nous ont montré le chemin de l'hôpital. On y a passé la nuit en observation, rien de cassé même si on en a eu bien peur et des bleus qui vont finir par guérir comme tous les autres, mais la marque laissée cette fois-ci sera longue à guérir dans mon cœur.
A chaque fois que je te demande de réfléchir avant de poser un geste, je vois bien que tu es sincère en disant oui, mais je vois bien aussi que c'est peine perdue et que la prochaine acrobatie est au tournant de la minute qui s'en vient. Quand je te dis "demande toi si ce que tu t'apprêtes à faire est brillant et pas dangereux" et que tu réponds oui, je vois bien dans tes yeux que tu es sincère mais aussi que la question ne te viendra pas avant la prochaine plonge qui finira inévitablement en pleurs.
De là tout le chagrin qui pèse lourd sur mon cœur en ce moment. La médication a sauvé ton année scolaire cette année parce qu'on avait épuisé toutes nos resources et idées de même que celles de ton professeure. Mais comme ton appétit en soufrait, on a pris la décision de ne pas te la donner à l'été et de gérer ton énergie le mieux possible. La canaliser, la dépenser tout est possible en saison estivale qu'on se disait. Mais la frousse me prend et l'idée de te voir faire une dernière acrobatie m'effraie maintenant. Le fauteuil roulant du paraplégique aurait pu y être ce soir. Doit-on attendre qu'il y soit avant de t'aider? La reponse est évidente, mais la question du "pourquoi" demeure quand même.
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