26 janvier 2021

Bonheur avec un grand B

 C'est quand on perd quelque chose que l'on peut réellement en reconnaître la valeur. On le sait tous, mais on l'apprend toujours à nouveau au fil des événements.

Quand tu pars en expédition de ski au pays de l'épinette noire en toute connaissance de cause, mais que tu ne te souviens plus vraiment de ce coin de pays, nombre de souvenir reviennent en tête comme si c'était hier que tu y avais été. Des mots tels que Kinojevis ou Abijevis refont surface et sonnent une cloche qui résonne en soi. Cléricy, Dalembert. Dixit Colombière qui a été annnexé à Val d'Or semble-t-il.  Elle ne comporte toujours que ces 11 maisons dont une seule est maintenant sans balcon par contre (au lieu de 10 sans balcon comme il y a 30 ans)!

La majestuosité des épinettes garnies de neige sont magiques. Le nombre de bouleaux gris parmis ces épinettes sonnent aussi une cloche. L'Abitibi me manquait plus que je ne le pensais et je la redécouvre avec grand intérêt.

Au départ de ce périple, on avait 6h de route à faire mais elles ont passées si vite que nous n'avons pas vu le temnps passé. Comme quoi l'aventure en pays nordique attendue peut être inattendue bien qu'espérée. Une journée grise et maussade au départ a fait place au soleil le lendemain (soleil qui en hiver dit aussi grand froid évidemment).

On chauffe le refuge en grand coup de bûches et on soupe à la fondue. Rien de mieux en plein air qu'un bon souper, n'est-il pas! A la noirceur venue, on se couche sans trop étirer la soirée, donc plus tôt qu'à la maison. A la mi-nuit, un coup de bûche s'impose dans le poêle à bois. Tâche plus ardue qu'il n'y parait au départ avec un poêle trop gros pour la dimension du refuge et peu d'objet fonctionnel pour alimenter les grosses bûches fournies quand la trappe d'aération dudit poêle est incompréhensible elle-même. Il en résulte une nuit tout en sueur où peu d'heure sommeil ont prévalues. On se promet qu'à la nuit suivante, on ne refera pas la même erreur.

Chose dite chose faite....sauf pour la concertation avec Dame Nature. Cette denière ayant promis un -27 bien sonné pour la nuit (vive les ondes cellulaires quand elles se rendent pour vérifier la météo au programme). Quand le poêle fut eteind et qu'on ne l'a pas reparti, on en a donc été quitte pour une nuit froide à se remonter le zip du sleeping sur le nez ...et avec peu d'heure de sommeil encore une fois! Quand ce n'est pas la pré-ménopause, c'est Dame Nature qui s'en charge, yé.

Et c'est quand tu es de retour chez toi que tu valorises avec suprise les points suivants: se lever au petit matin et aller faire ses besoins matinaux nu pied, sur un plancher plus chaud que froid, en pyjamas, sans avoir à se vêtir et encore moins à sortir dehors pour aller rejoindre la facilité nécessaire audit besoin: une bécosse 50 mètres plus loin dans le frette matinal! Ne plait-il pas à ce moment précis de se rappeler combien le confort de nos maisons chauffées peut procurer? C'est en de telles circonstances que l'on apprécit un tel confort, soit quand on ne l'a plus. Mais il faut ajouter que sans cette privation de confort, on ne serait pas témoin de toutes ces beautés naturelles... si Abitibiennes soient-elles!

Par ici les photos de ce périple de 3 jours!


13 janvier 2021

Sérénité

 Après avoir fait du rattrapage mathématique intense deux soirs d'affiler pour cause de petite-fille-pas-assidue-dans-ses-travaux-qui-préfère-jouer-et-remettre-au-lendemain-que-le-lendemain-a-frappé, la (grande) fille avait besoin de prendre l'air et de faire quelque chose de personnel.

Il y a de ces moments qu'il faut chérir dans la vie même si cette vie dans son état actuel est peu enviable. Je fais ici bien entendu référence au fait que nous vivons sous un couvre-feu en période de pandémie pour protéger son prochain. Les rues se vident et les soirées sont tranquilles. Ce qui est formidable puisque ça permet d'avoir un peu foi en la population de savoir que la majortié écoute. Mais ç'est aussi dérangeant quand en grattant la patinoire en devenir, on a l'impression de faire un vacarme et de déranger tout le quartier.

Hier soir, j'ai pelleté la patinoire avant de procéder à un arrosage en bonne et due forme. Le grattage faisait beaucoup de bruit et ce bruit avait même un écho étrange. Il y régnait un silence que je brisais à grand coup de pelle. C'en était tellement puissant que j'en étais mal à l'aise. Puis est venue l'étape de l'arrosage. Une étape non moins astreignante mais tellement gratifiante. La patinoire prend forme malgré un manque énorme de surface enneigée qui constitue sa base. Arroser tranquillement dans le silence d'une ville endormie avait de magique le fait qu'on a l'impression que le temps s'est arrêté juste pour pouvoir savourer le moment présent qui était offert sur un plateau enneigé. Le calme qui régnait que pas une sirène au loin ou bruit de voiture n'est venu briser était d'une grande sérénité et j'en ai bien profité.

 

Voici l'hiver en photos:dec-jan 2021 en photo

12 janvier 2021

L'apprentissage virtuel

Le retour en classe après le congé des Fêtes c'est fait en mode virtuel, comme tout le monde le sait et comme c'était prévu. Ce qui n'était pas prévu avant le congé des Fêtes était que ce retour en mode virutel n'allait pas durer que 2 jours, mais bien 7 jours. (Et encore qui dit que ce mode virtuel ne sera pas prolongé davantage avec l'avènement du couvre-feu en plus du nombre de cas qui monte toujours.)

L'arrivée au congé des Fêtes c'était aussi fait en mode virtuel pour miser sur une quarantaine forcée et protéger les gens seuls qui allaient pouvoir visiter leur famille à Noël de façon un peu plus sécuritaire. Quatre jours d'école en mode virtuel allait faire en sorte que les élèves confinés à leur maison (au lieu de l'école avec 20000 autres élèves) allaient être retirés de contacts sociaux pour 7 jours avant le réveillon du 24 décembre.  Bref, l'école en mode virtuel n'était donc pas inconnu en notre demeure et on s'y était ajusté.

Les 2 travaillleuses sont dans le bureau et les 3 élèves qui ont des cours sont chacun dans leur chambre, porte fermée pour ne pas déranger les deux autres. On est donc 5 constamment devant nos ordinateurs jusqu'à ce que l'heure du lunch se présente. L'un descend avant les deux autres et a premier choix sur son repas selon les restants qui se trouvent au frigo. Puis les 2 autres suivent et le premier retourne en classe. Ainsi se déroule la semaine de ce retour du congé des Fêtes. 

Tout allait bien dans le meilleur des mondes, n'est-ce pas.... et bien non! Figurez-vous qu'il est possible, même en mode virtuel d'arriver en retard à ses cours ou de carrément manquer un cours! Pis pas juste un, b'en non! Trois cours!! Toutes de ses bêtes noires: math (il trouve la prof sévère et ne comprend pas ses explications) et français (il n'aime pas écrire et a de la misère à se relire tellement sa calligraphie est mauvaise). Yé. Maman n'était pas impressionnée.

Après une rencontre au sommet, il était insulté d'avoir été inscrit comme 'absent' à son cours de français puisqu'il y était et a même répondu aux questions de sa professeure pendant la scéance. Y a-t-il eu erreur sur la personne? Peut-être. Mais Petit Garçon allait demander réparation. Sans tarder, un message a été envoyé au prof. Quand Maman lui a demandé s'il allait écrire au prof de math pour ses deux retards en classe, il a été bien vague en mentionnant que ce n'était pas vraiment nécessaire... et évitait le regard. Autant dire qu'il savait qu'il avait été en retard et en endossait la pleine responsabilité. Comme quoi s'il y a injustice, il se manifeste, mais s'il est dans le tort, le repentir n'est pas aussi instantanné bien que présent....

Et n'allez pas croire que Mademosielle est mieux! Elle est arrivée en retard a deux cours la semaine passée. Mais au moins elle n'a pas remis ça cette semaine, elle. Elle a compris et se 'log' en classe tout en se brossant les dents pour éviter d'être "en retard".

Ça, c'était hier.

Il a remis ça ce matin!! NON MAIS! Il n'y a que dans ma maison qu'une telle chose est possible: arriver en retard à son cours quand tu n'as même pas à sortir de ta maison et qu'il n'y a pas de congestion dans l'escalier qui monte de la "cafétéria" à la "salle de classe"! Misère.....