Qui dit cours arrière, dit piste cyclable en cette demeure. Qui dit piste cyclable, dit beaucoup de marcheurs en temps de pandémie. Qui dit marcheurs, dit aussi promeneurs de chiens. Et eux, ils se croient tout permis.
Dans un cas, le promeneur non chalant pas pressé au chien tout aussi non chalant et pas pressé marchent à moins d'un pied de notre clôture quand il y a environ 10 pieds de gazon qui séparent notre clôture de la piste cyclable asphaltée. Allez savoir pourquoi, mais c'est comme ça à tous les jours et ce, plus d'une fois par jour. Vivement l'hiver, lui il ne sort pas beaucoup par temps froid.
Dans un autre cas, il y a le chien de course enjoué au maître tout aussi enjoué qui lance une balle à son chien....à un pied de notre clôture et donc la balle atterie plus souvent qu'autrement dans notre cours ou mieux: dans la piscine, bave inclue.
Le problème est que notre cours et celles de chacun de nos voisins adjacents fait un long corridor tout indiqué pour une belle course en ligne droite et donc tout indiqué pour les lévriers et autres espèces en trop plein d'énergie de se défouler allègrement... à moins d'un pied de notre clôture il va sans dire.
Ces chiens en trop plein ne supportent pas de voir leur ba-balle dans notre cours et se mettent donc à gratter le sol frénétiquement ou défoncer la clôture pour aller chercher leur dit jouet, objet de leur défoulement énergique. Il y a mieux encore: le maître trop enjoué se permet même d'ouvrir la porte de la clôture pour mettre les pieds dans notre cours et aller reprendre son bien. Et si ce n'est pas lui, il envoie carréement son chien faire le boulot à sa place!
En constatant le mouvement de la clôture mais sans trop y comprendre grand chose à la source de ce mouvement, on réparait patiemment la clôture en pensant que le raton et le lièvre qui affectionnent particulièrement le jardin finiraient par se décourager des obstacles mis devant eux. Jusqu'à ce qu'un jour je vois de visu le maître trop enjoué à l'action. Pandémie oblige, on travaille de la maison et les fenêtres du bureau donnent sur la cours, quel bel adon.
La porte de la clôture a depuis été cadenassée et la fille propriétaire de la clôture guettait bien sagement la prochaine fois où elle verrait le chien trop enjoué tenter de cabosser sa clôture. Elle qui avait à tort accusé un lièvre et son penchant pour les feuilles de betteraves, ou son comparse masqué qui lui affectionne les fraises.
Le jour dit arriva et le bonhomme trop enjoué s'est fait parlé. Je vous fais trève ici de la conversation puisque pas très jolie, elle ne peut être racontée. Il faut dire que le bonhomme a menti sur le fait qu'il n'avait jamais Ô grand jamais mis les pieds dans notre cours... La madame n'a pu s'empêcher de lever le ton devant une telle impertinence même s'il était, pour une rare fois, en présence de sa conjointe pour lancer la foutu de ba-balle à son cabot. Cabot à elle soit dit en passant, même pas à lui.
Une amie connaissant nos déboires de cours arrière a eu une pensée pour nous. Ses parents devaient faire du ménage arboricole dans leur cours et à l'ombre du grand cèdre qui devait quitter le terrain s'en trouvait un plus petit de 5 pieds. Cette amie a donc pris soin de rapporter le bébé de 5 pieds pour nous l'offrir.
Le corridor de course comprend maintenant non seulement une épinette blanche, mais aussi un beaud grand cèdre qui se tient fier et a beaucoup d'espace pour grossir allègrement hors de l'ombre de son parent.
Et qu'à celà ne tienne, le pot de ce sauvetage arboricole épique est devenu une belle décoration de Noël en plus. Merci mon amie!


