20 décembre 2019
Boreal Express
Les boîtes ont presque toutes disparues, mais l'organisation de la maison avance à pas de tortue. Placer des choses dans une maison vide, ça va vite. Organiser une maison pour que ce soit logique et efficace avance pas mal moins vite. Avec décembre qui était à nos portes la veille du déménagement, on savait ce qui nous attendrait plus tôt que trop tard... Et Petit Garçon de demander à chaque occasion qu'il a (donc à tous les jours): maman, quand est-ce qu'on va mettre les décorations de Noël?
Les réponses variaient entre 'quand on aura trouvé les boites de décorations' à 'quand le salon sera moins encombré' à 'quand j'aurai du temps'...mais là n'est plus la question. Noël est là!
Dernière journée de classe aujourd'hui, le Spectacle de Noël du Plateau édition 2019 a eu lieu hier, il ne me reste que 3 jours de travail avant un certain repos. Et ce soir, on monte l'arbre de Noël tant demandé!
Tout comme le Boréal Express, notre train va arriver à Noël à temps....et en même temps que tout le monde (pas le choix, c'est une date immuable au calendrier!).
Alors voici les premiers pas en la nouvelle demeure et les chants de Noël de cette année.
21 novembre 2019
les dernières
Cette semaine fut une semaine de dernières. La dernière fois où je sortais le recyclage à cette adresse. La dernière fois où je prenais l'autobus à cet arrêt le matin. La dernière fois où je débarquais de l'autobus à l'arrêt en face du premier...
Puis ce sera la dernière nuit en cette demeure. La dernière fois où je barrerai la porte de cette maison. La dernière épicerie qui y entrera et le dernier coup d'aspirateur. La dernière marche à la boîte aux lettres. On va quitter la maison qui a vu naître les enfants.
Mais il y a tout plein de premières en avant de nous. La première nuit à l'autre maison. Le premier party à l'autre maison. Le premier souper et la première joute de soccer ayant déjà eu lieu. Des premières parmis tant d'autres magnifiques à venir !
Faire remarquer les dernières aux enfants, ne change rien à leur quotidien. Le temps ne leur est qu'une variable obscure dont ils n'ont soucis. J'arrête de m'en faire avec leur confort puisqu'eux sont heureux de ce qui s'en vient et que c'est ce qui compte.
Après 17 années en cette demeure, on la quitte. Se faire des souvenirs est ce qui importe, pas la cabane qui les a vu naître et abriter. La prochaine cabane en abritera d'autres de grand bonheur que les enfants ont tous hâte de bâtir... et leur maman aussi.
24 octobre 2019
23 octobre 2019
Longue vie aux refuges!
La vie en refuge ça n'a pas de prix. Le temps d’une nuit au fil
des bûches qui brûlent il s'en passe des choses. Il se joue des parties de poker où les amandes et canneberges séchées sont le butin, il se boit du porto précieusement transporté sur des kilomètres. Il se consomme aussi de la fondue et des rires en masse. Il
se raconte toutes sortes d'anecdotes tout comme il y a des discussions profondes et autres rêveries à rebâtir le monde à la lueur des bougies qui se succèdent.
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ou électricité. Il y a les refuges avec vue qui donnent le goût d'y passer des heures sans bouger. Il y a ceux entourés d'oiseaux venus grignoter les miettes que les plein-aireux leurs ont laissées. Il y a les refuges qu’on a tout juste le temps de rejoindre avant la tempête et ceux qu’on croyait beaucoup plus près à première vue sur la carte…
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ni électricité. C’est vivant un refuge. Ça craque de partout quand on y met le pied. Ca sent bon, ça sent le vieux bois, ça respire l'expérience dans la pénombre, la planche qui en a vu passer d'autres.
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ni électricité. C'est un séchoir à ciel fermé de mitaines ou de bas détrempés. C'est une paterre à manteaux humides. C'est un coup de chaleur qui recrinque le système le temps d'un snack avant de continuer son chemin.
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois
sans eau ni électricité. Parce que tout le
monde se rappelle la fois où il faisait moins mille à l'aube et que tous restait bien emmitouflé dans leur sleeping par peur de geler à sortir ne serait-ce qu'une orteil. Ou la fois où le vent grondait comme le tonnerre à l'extérieur à faire trembler la terre. Ou la
fois où des mitaines ont brulées à sécher trop près du poêle ou encore le plastique de bout de bottes qui a craqué pour la même raison.
Il suffit de quelques planches de bois et d’un toit de tole pour se sentir bien au milieu de nul part, se sentir tranquille et à l'abri le temps d'un arrêt momentanné. Ce refuge qui nous reconnectent avec la nature, avec soi, avec les autres, avec le moment présent, le temps d'un instant de pur bonheur. Fidèle au poste, peu importe la température, l’heure ou l’humeur, on sait qu'il y sera. C’est une douce étreinte quand la noirceur reprend le dessus, un sanctuaire de repos quand l'énergie n'est plus tellement au rendez-vous. Et c’est justement parce qu’ils sont aussi rustiques et dépouillés que ce qu’on y vit est si précieux...longue vie aux refuges!
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ou électricité. Il y a les refuges avec vue qui donnent le goût d'y passer des heures sans bouger. Il y a ceux entourés d'oiseaux venus grignoter les miettes que les plein-aireux leurs ont laissées. Il y a les refuges qu’on a tout juste le temps de rejoindre avant la tempête et ceux qu’on croyait beaucoup plus près à première vue sur la carte…
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ni électricité. C’est vivant un refuge. Ça craque de partout quand on y met le pied. Ca sent bon, ça sent le vieux bois, ça respire l'expérience dans la pénombre, la planche qui en a vu passer d'autres.
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois sans eau ni électricité. C'est un séchoir à ciel fermé de mitaines ou de bas détrempés. C'est une paterre à manteaux humides. C'est un coup de chaleur qui recrinque le système le temps d'un snack avant de continuer son chemin.
Un refuge, c’est bien plus qu’une cabane en bois
sans eau ni électricité. Parce que tout le
monde se rappelle la fois où il faisait moins mille à l'aube et que tous restait bien emmitouflé dans leur sleeping par peur de geler à sortir ne serait-ce qu'une orteil. Ou la fois où le vent grondait comme le tonnerre à l'extérieur à faire trembler la terre. Ou la
fois où des mitaines ont brulées à sécher trop près du poêle ou encore le plastique de bout de bottes qui a craqué pour la même raison.Il suffit de quelques planches de bois et d’un toit de tole pour se sentir bien au milieu de nul part, se sentir tranquille et à l'abri le temps d'un arrêt momentanné. Ce refuge qui nous reconnectent avec la nature, avec soi, avec les autres, avec le moment présent, le temps d'un instant de pur bonheur. Fidèle au poste, peu importe la température, l’heure ou l’humeur, on sait qu'il y sera. C’est une douce étreinte quand la noirceur reprend le dessus, un sanctuaire de repos quand l'énergie n'est plus tellement au rendez-vous. Et c’est justement parce qu’ils sont aussi rustiques et dépouillés que ce qu’on y vit est si précieux...longue vie aux refuges!
3 octobre 2019
automne 2019
Une dernière rentrée scolaire au primaire accomplie aisément cette année. Petit Garçon est ravi, il a un professeur masculin. LE professeur convoité en 6 année, rien de moins. Mademoiselle est heureuse aussi de sa professeure. C'est ce qui compte.
L'année demarre toutefois sur les chapeaux de roues. Ils ont encore plus de devoirs cette année que par le passé. Déjà qu'ils en avaient beaucoup, là ce n'est absolument pas de la tarte. Le rythme en classe est apparemment plus accéléré aussi puisque tous les deux se plaignent de ne pas avoir le temps de tout noter à leur agenda... Préparation pour le secondaire de la part des prof...peut-être. Maman abdique et leur donne pleine autonomie: vous savez ce que vous devez faire, si vos notes ne sont pas bien prises, je ne pourrai pas vous aider. On s'attable comme d'habitude tous les soirs de semaine et les deux matins de fin de semaine pour faire devoirs et leçons, mais Maman ne les guide plus. Ils parcourent eux mêmes les onglets de leur cartable et savent qu'ils doivent avoir tout fait pour le vendredi suivant. Libre à eux. (Après quelques mauvaises étampes à l'agenda s'il y lieu, ils vont bien finir par s'ajuster à cette nouvelle autonomie...)
L'automne est aussi sur les chapeaux de roues en dehors de l'école: rv à la banque, chez le notaire, avec des cuisinistes et des contracteurs, magasinage de revêtement de plancher, d'électro-ménagers, alouette! Décembre va se pointer à la vitesse de l'éclair encore plus que d'habitude....mais on va arriver à Noël en même temps que tout le monde quand même! Sauf si on oublie d'acheter des habits de neige avant ladite date évidemment (cet oubli est presque arrivé, mais on y a pallié en fin de semaine).
L'automne en photo
+++++++++++++++++++
Bonne fête Mamie....je pense à toi.
L'année demarre toutefois sur les chapeaux de roues. Ils ont encore plus de devoirs cette année que par le passé. Déjà qu'ils en avaient beaucoup, là ce n'est absolument pas de la tarte. Le rythme en classe est apparemment plus accéléré aussi puisque tous les deux se plaignent de ne pas avoir le temps de tout noter à leur agenda... Préparation pour le secondaire de la part des prof...peut-être. Maman abdique et leur donne pleine autonomie: vous savez ce que vous devez faire, si vos notes ne sont pas bien prises, je ne pourrai pas vous aider. On s'attable comme d'habitude tous les soirs de semaine et les deux matins de fin de semaine pour faire devoirs et leçons, mais Maman ne les guide plus. Ils parcourent eux mêmes les onglets de leur cartable et savent qu'ils doivent avoir tout fait pour le vendredi suivant. Libre à eux. (Après quelques mauvaises étampes à l'agenda s'il y lieu, ils vont bien finir par s'ajuster à cette nouvelle autonomie...)
L'automne est aussi sur les chapeaux de roues en dehors de l'école: rv à la banque, chez le notaire, avec des cuisinistes et des contracteurs, magasinage de revêtement de plancher, d'électro-ménagers, alouette! Décembre va se pointer à la vitesse de l'éclair encore plus que d'habitude....mais on va arriver à Noël en même temps que tout le monde quand même! Sauf si on oublie d'acheter des habits de neige avant ladite date évidemment (cet oubli est presque arrivé, mais on y a pallié en fin de semaine).
L'automne en photo
+++++++++++++++++++
Bonne fête Mamie....je pense à toi.
25 septembre 2019
Deux filles aux îles
Aux îles, ils n'ont pas l'heure....ils ont le temps.... Telle est l'inscription sur des chandails de boutiques souvenirs.
Les îles c'est paisible, venteux, magnifique, mais ça peut aussi être mouvementé.
Les îles c'est:
Un bateau en flamme qui va sombrer dans la nuit mais dont tous les passagers ont été secourus à la Grande Entrée;
Un bateau en flamme qui va sombrer dans la nuit mais dont tous les passagers ont été secourus à la Grande Entrée;
Un phoque échoué à l'Échouerie;
Un jelly fish rescapé à Sandy Hook;
Un kyte surfeur prit dans une crevasse par les vagues à la Pointe-aux-loups qui sera sauvé inextrémiste; et
Un kyte surfeur prit dans une crevasse par les vagues à la Pointe-aux-loups qui sera sauvé inextrémiste; et
Un oiseau d'envergure trouvé la tête ensevelie sous ses ailes à l'Anse-de-la-cabane.
Mais les îles, c'est aussi:
Mais les îles, c'est aussi:
Un borlicoco et des dollars des sables à la Martinique;
Des minéraux de quartz au phare de l'Anse-à-la-cabane;
Des galets de jaspe aux dunes du nord;
Des sucreries de chez Hélène-des-iles savourés sur la plage qui la borde;
De 'Grave' problèmes au porte-feuille dans les galeries d'art et artisans de pierre ou de sable du coin;
Une épave à la plage du Corfu tout près de la plus belle terrasse qui soit;
Des marches sur tout un tas de dunes plus majestueuses les unes que les autres, avec des discussions et autres parlementeries toutes madelinoises.
Les îles c'est aussi le Palabre d'un homme à la mer, la Terre Ferme ou une Trans à l'Abri de la Tempête joint à l'Oeil de bouc ou au Petit Malin mais on va laisser faire le buccin (boccoin) au profit de turbot ou morue fumés. (lire ici: bières de la microbrasserie "à l'Abri de la Tempête" et fromages de chèvres de la fromagerie "les Biquettes à l'air" appréciés, mais en laissant de côté un mollusque douteux pour du poisson fumé savoureux.)
Ce que je retiens de ce voyage outre les paysages à couper le souffle et le souffle constant du vent, c'est le temps. Le temps sans horaire puisque point de progéniture il y avait à s'occuper, le temps de prendre le temps de savourer la vie, savourer les trouvailles de ce coin de pays, en savourer les boustifailles. Vivre pleinement le moment présent, ce temps d'arrêt à deux, deux qui ne font qu'un, ce un quand le temps s'arrête, cet arrêt caractéristique là où ils n'ont pas l'heure... mais qu'ils ont le temps.
Les Îles en photo sont ici
Les Îles en photo sont ici
4 septembre 2019
Baptème #2
L'an dernier, le baptème du canot-camping fut un succès si retentissant que cette année ils en redemandaient et ce, plus qu'une nuit.
Chose demandée, chose accordée, mais aussi partir à la découverte d'un nouveau plan d'eau. Le matin du départ, il fait un soleil radieux et tout s'annonce pour le mieux, charge les bagages dans la voiture, le canot sur la voiture, et tout de go, nous filons à l'aventure.
Parlemente avec la dame à l'enregistrement du parc pour apprendre que non seulement il va pleuvoir le lendemain tel que prévu, mais cette pluie commence ce soir même....et qu'il y a grand vent de prévu. Je réponds à la dame que je prends le vent sans problème, mais qu'elle peut garder la pluie pour elle. (rires)
Il reste encore 30 minutes de route à faire. En chemin, il est vrai que les nuages ont pris la place du soleil...
A chaque voyage de bagages entre la voiture et la plage, mon ciel s'ennuage aussi. Je veux bien faire avec le vent, mais j'aimerais aussi pouvoir monter le campement avant la pluie....chose bien incertaine en ce moment. Mademoiselle se plait beaucoup, est souriante, sent le vent sur son visage alors que Petit Garçons contemple les vagues sans bouger et non sans crainte.
Le canot est chargé, tout est bien attaché, nous sommes fin prêt à partir. En allage (suggestion de Mademoiselle!), on amène le canot aussi loin du centre du lac qu'on le peut, puis on part direction sud. Le vent est bon, de face, mais pas froid et il ne pleut pas. Les vagues frisent les 3 pieds et le canot en fait des soubresauts mais on s'amuse.
- Profitez-en, la vie est belle les cocos!
Un peu plus loin:
- Il n'y a que des Beaudoin pour sortir dans un temps pareil! Hiii haaaa! (en sautant une vague)
On s'amuse et ri, Petit Garçon trippe à chaque fois qu'il se fait mouiller par la vague.
Première leçon dans les vagues: le nez du canot doit être face à la vague, autrement, on pourrait chavirer. Première leçon pour Maman: ne pas trop mettre d'emphase sur cette directive puisqu'à tous moments ils vont rappeler que le canot est en diagonale avec la vague....
Maman ne demande jamais beaucoup aux p'tits en canot, mais ils savent que si elle demande, ils doivent exécuter sans questionner et rapidement. Par moment, Maman demande donc à l'un ou l'autre selon le besoin (puisqu'ils avironent chacun de leur côté du canot) d'avironner fort pour aider à rétablier la direction du canot. Puis soudainement, une vague plus forte et le vent font tourner un peu trop le nez du canot et le rétablissement ne se fait pas malgré Mademoiselle qui avironne fort. Maman lance donc une directive forte à Petit Garçon: appelle l'eau!!! Te souviens-tu comment faire un appel?
Mais avant que la question ne soit terminée, il s'était exécuté et le canot virait, fiou! Il se souvenait de la leçon rapide que Maman avait fait au Parc du Mont-Tremblant en juillet pour la fille de Cousine, yé!
Puis vint une superbe question, la question qui frappe:
-Maman que fait-on si le canot chavire? de demander Mademoiselle.
Ouf, très bonne question et très pertinente en plus. Maman a déjà de l'eau jusqu'aux chevilles et on n'est pas rendu.
- Écoutez bien tous les deux: si le canot chavire, laisser le faire et nager vers la rive. C'est plus important de vous sauver que de sauver le canot. S'il coule, il coulera, ce n'est pas grave!
- C'est bien compris?!! (il vente tellement qu'il faut que tous les deux enregistrent et enregistrent bien)
Au bout d'un moment, Mademoiselle en a marre et voudrait qu'on soit rendu. Mais le campement n'est toujours pas en vue...Puis elle finira par éclater en sanglot, elle a peur, voudrait sortir de l'eau, et le demande à chaque baie rencontrée...mais il n'y a aucune place pour accoster et prendre une pause. Et bien franchement, Maman aussi en a marre et voudrait bien que l'affiche du campement soit visible.
Le site a finalement montré son nez et Ô surprise, il se trouve à la charge du lac. Une belle charge en cascade (froide) et remplie d'écrevisses. Plaisir assuré pour mes scouts explorateurs!
Ainsi le 50 minutes de canot prévu pour rejoindre le campement est devenu 120 minutes. Maman en sera quitte pour une épaule douloureuse pendant plus d'une semaine. Mais ça en aura grandement valu la peine.
Puis il aura plu toute la nuit et une partie de la matinée. La tente a survécu sans trop de facilité, mais la pose de tendeurs supplémentaires aura pallié à la chose. La deuxième grande leçon des p'tits en cette expé: apprendre à faire un feu avec du bois mouillé (qu'on aura joyeusement baptisé le nid.)
Le baptème des vagues fut une belle expérience et beaucoup de plaisir a été vécu en cette dernière semaine de congé de l'été. Ah ce qu'on ne ferait pas pour notre progéniture et vivre de belles aventures!
Voici les photos du dernier droit de l'été
Chose demandée, chose accordée, mais aussi partir à la découverte d'un nouveau plan d'eau. Le matin du départ, il fait un soleil radieux et tout s'annonce pour le mieux, charge les bagages dans la voiture, le canot sur la voiture, et tout de go, nous filons à l'aventure.
Parlemente avec la dame à l'enregistrement du parc pour apprendre que non seulement il va pleuvoir le lendemain tel que prévu, mais cette pluie commence ce soir même....et qu'il y a grand vent de prévu. Je réponds à la dame que je prends le vent sans problème, mais qu'elle peut garder la pluie pour elle. (rires)
Il reste encore 30 minutes de route à faire. En chemin, il est vrai que les nuages ont pris la place du soleil...
A chaque voyage de bagages entre la voiture et la plage, mon ciel s'ennuage aussi. Je veux bien faire avec le vent, mais j'aimerais aussi pouvoir monter le campement avant la pluie....chose bien incertaine en ce moment. Mademoiselle se plait beaucoup, est souriante, sent le vent sur son visage alors que Petit Garçons contemple les vagues sans bouger et non sans crainte.
Le canot est chargé, tout est bien attaché, nous sommes fin prêt à partir. En allage (suggestion de Mademoiselle!), on amène le canot aussi loin du centre du lac qu'on le peut, puis on part direction sud. Le vent est bon, de face, mais pas froid et il ne pleut pas. Les vagues frisent les 3 pieds et le canot en fait des soubresauts mais on s'amuse.
- Profitez-en, la vie est belle les cocos!
Un peu plus loin:
- Il n'y a que des Beaudoin pour sortir dans un temps pareil! Hiii haaaa! (en sautant une vague)
On s'amuse et ri, Petit Garçon trippe à chaque fois qu'il se fait mouiller par la vague.
Première leçon dans les vagues: le nez du canot doit être face à la vague, autrement, on pourrait chavirer. Première leçon pour Maman: ne pas trop mettre d'emphase sur cette directive puisqu'à tous moments ils vont rappeler que le canot est en diagonale avec la vague....
Maman ne demande jamais beaucoup aux p'tits en canot, mais ils savent que si elle demande, ils doivent exécuter sans questionner et rapidement. Par moment, Maman demande donc à l'un ou l'autre selon le besoin (puisqu'ils avironent chacun de leur côté du canot) d'avironner fort pour aider à rétablier la direction du canot. Puis soudainement, une vague plus forte et le vent font tourner un peu trop le nez du canot et le rétablissement ne se fait pas malgré Mademoiselle qui avironne fort. Maman lance donc une directive forte à Petit Garçon: appelle l'eau!!! Te souviens-tu comment faire un appel?
Mais avant que la question ne soit terminée, il s'était exécuté et le canot virait, fiou! Il se souvenait de la leçon rapide que Maman avait fait au Parc du Mont-Tremblant en juillet pour la fille de Cousine, yé!
Puis vint une superbe question, la question qui frappe:
-Maman que fait-on si le canot chavire? de demander Mademoiselle.
Ouf, très bonne question et très pertinente en plus. Maman a déjà de l'eau jusqu'aux chevilles et on n'est pas rendu.
- Écoutez bien tous les deux: si le canot chavire, laisser le faire et nager vers la rive. C'est plus important de vous sauver que de sauver le canot. S'il coule, il coulera, ce n'est pas grave!
- C'est bien compris?!! (il vente tellement qu'il faut que tous les deux enregistrent et enregistrent bien)
Au bout d'un moment, Mademoiselle en a marre et voudrait qu'on soit rendu. Mais le campement n'est toujours pas en vue...Puis elle finira par éclater en sanglot, elle a peur, voudrait sortir de l'eau, et le demande à chaque baie rencontrée...mais il n'y a aucune place pour accoster et prendre une pause. Et bien franchement, Maman aussi en a marre et voudrait bien que l'affiche du campement soit visible.
Le site a finalement montré son nez et Ô surprise, il se trouve à la charge du lac. Une belle charge en cascade (froide) et remplie d'écrevisses. Plaisir assuré pour mes scouts explorateurs!
Ainsi le 50 minutes de canot prévu pour rejoindre le campement est devenu 120 minutes. Maman en sera quitte pour une épaule douloureuse pendant plus d'une semaine. Mais ça en aura grandement valu la peine.
Puis il aura plu toute la nuit et une partie de la matinée. La tente a survécu sans trop de facilité, mais la pose de tendeurs supplémentaires aura pallié à la chose. La deuxième grande leçon des p'tits en cette expé: apprendre à faire un feu avec du bois mouillé (qu'on aura joyeusement baptisé le nid.)
Le baptème des vagues fut une belle expérience et beaucoup de plaisir a été vécu en cette dernière semaine de congé de l'été. Ah ce qu'on ne ferait pas pour notre progéniture et vivre de belles aventures!
Voici les photos du dernier droit de l'été
24 juillet 2019
Cavalcade
Les vacances approchent à grand pas, le camp scout est derrière nous (et fut un succès retentissant cette année_lire: moins chaud et volume de moustiques supportable). Achat d'un nouveau véhicule, vente de maison, déménagement imminent, ça sent un vent de fraicheur et de bonheur!
Je n'ai pas encore sorti ni le canot ni le vélo de montagne, mais arrive notre annuel de camping et on va remédier à tout ça en plus d'aller pêcher au grand plaisir des petits!
En attendant des chroniques plus croustillantes à se mettre sous la dent, voici l'album de l'été
Je n'ai pas encore sorti ni le canot ni le vélo de montagne, mais arrive notre annuel de camping et on va remédier à tout ça en plus d'aller pêcher au grand plaisir des petits!
En attendant des chroniques plus croustillantes à se mettre sous la dent, voici l'album de l'été
6 juin 2019
Anecdotes en vrac
Le soleil et la chaleur étaient de la partie aujourd'hui. Enfin vous allez dire. J'en suis bien d'accord. Mais cette chaleur soudaine a pour effet de regaillardire les allergènes de la région. Moi qui pensais que les allergies étaient chose du passé pour Mademoiselle, on repassera. Elle y goûte soudainement et très fortement. L'expression "tu es allergique au printemps" a donc refait surface en la demeure ce soir. En rogne, elle émet l'hypothèse qu'elle va être allergique à l'été aussi. Puis l'âme en peine, elle me demande:
- Maman, pourquoi Trump n'y croit pas?
- Je pense que c'est en train de changer...(dans une bien faible tentative pour l'encourager). Et c'est pour ça qu'il faut tout faire en notre pouvoir pour aider la planète et ça, dès maintenant. Il ne faut pas attendre après "les autres". Il faut réparer, composter, recycler, faire attention à nos achats, ne pas gaspiller l'essence, l'eau, la nourriture...chaque geste qu'on peut poser compte.
Elle écoute avec attention, enregistre, se mouche, se frotte les yeux, voudrait se gratter l'intérieur de la gorge... Elle est en peine et voudrait ne pas avoir tout qui lui pique, autant dehors qu'en dedans... Pauvre Peanut, la vie dans cette vallée qu'est l'Outaouais ne lui est pas de tout repos au printemps...
**************************
Aux scouts, il y a plein de chose à apprendre, dont tout un paquet de noeuds. Maman qui maîtrise beaucoup les noeuds a donc poussé toute l'année pour que les Petits apprennent les 8 noeuds de la première corde. Et ce tellement sans succès jusqu'à les forcer tout dernièrement... Ils ont tous deux finalement obtenu leur corde jaune.
On apprend à brêler ce soir aux louveteaux. Qui a su comment faire un noeud de cabestan, le montrer à son équipe et qui était bien fier d'être le seul de sa gang à le connaitre et donc à le leur montrer? Petit Garçon! Qui a su boucler 3 brêlages par un noeud plat réussi au contraire de son équipe? Mademoiselle! Qui les a félicité? Maman! (Qui était contente de son coup et heureuse de lire la fierté dans leurs yeux? Maman....)
**************************
Des bricolages qui reviennent de l'école et qui impliquent des feuilles d'arbres, des aiguilles de conifères, des branches de cèdres.... ça fait une belle forêt qui s'accumule dans le fond du sac d'école. Ca c'était jour 2 de la semaine. Jour 3 de la semaine, un bricolage impliquant des épluchures de crayons de couleurs est revenu de l'école...Je vous épargne les détails sur le contenu du fond du sac. Si jour 1 était un simple dessin, quoique bien joli, ça va être quoi au jour 4...??
*************************
Bonne fête Gr-Maman!
- Maman, pourquoi Trump n'y croit pas?
- Je pense que c'est en train de changer...(dans une bien faible tentative pour l'encourager). Et c'est pour ça qu'il faut tout faire en notre pouvoir pour aider la planète et ça, dès maintenant. Il ne faut pas attendre après "les autres". Il faut réparer, composter, recycler, faire attention à nos achats, ne pas gaspiller l'essence, l'eau, la nourriture...chaque geste qu'on peut poser compte.
Elle écoute avec attention, enregistre, se mouche, se frotte les yeux, voudrait se gratter l'intérieur de la gorge... Elle est en peine et voudrait ne pas avoir tout qui lui pique, autant dehors qu'en dedans... Pauvre Peanut, la vie dans cette vallée qu'est l'Outaouais ne lui est pas de tout repos au printemps...
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Aux scouts, il y a plein de chose à apprendre, dont tout un paquet de noeuds. Maman qui maîtrise beaucoup les noeuds a donc poussé toute l'année pour que les Petits apprennent les 8 noeuds de la première corde. Et ce tellement sans succès jusqu'à les forcer tout dernièrement... Ils ont tous deux finalement obtenu leur corde jaune.
On apprend à brêler ce soir aux louveteaux. Qui a su comment faire un noeud de cabestan, le montrer à son équipe et qui était bien fier d'être le seul de sa gang à le connaitre et donc à le leur montrer? Petit Garçon! Qui a su boucler 3 brêlages par un noeud plat réussi au contraire de son équipe? Mademoiselle! Qui les a félicité? Maman! (Qui était contente de son coup et heureuse de lire la fierté dans leurs yeux? Maman....)
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Des bricolages qui reviennent de l'école et qui impliquent des feuilles d'arbres, des aiguilles de conifères, des branches de cèdres.... ça fait une belle forêt qui s'accumule dans le fond du sac d'école. Ca c'était jour 2 de la semaine. Jour 3 de la semaine, un bricolage impliquant des épluchures de crayons de couleurs est revenu de l'école...Je vous épargne les détails sur le contenu du fond du sac. Si jour 1 était un simple dessin, quoique bien joli, ça va être quoi au jour 4...??
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Bonne fête Gr-Maman!
4 juin 2019
surprise!
De deux rejetons à temps plein au service de garde de l'école, on passe à deux rejetons qui vont au service de garde mais pas à la fin des classes puisqu'ils reviennent maintenant à la maison seuls, bien qu'ils ne sont seuls que pour environ 40 minutes. (Vous allez me dire que ce temps est bien suffisant pour faire des expériences culinaires. Oui, oui, je sais, je l'ai appris, mais il faut quand même qu'ils commencent à voler ces jeunes là!!) Puis on passe de plus de service de garde en fin de journée à deux rejetons devenus brigadier scolaire qui ne vont plus au service de garde ni le matin, ni le soir, ils y vont seulement le midi. Rien ne sert d'aller à l'école pour 7h quand il faut être à son poste de brigadier à 8h... Maman quitte quand même pour le travail à 7h, il faut donc qu'ils trouvent le moyen de ne pas être en retard à leur coin de rues.
A l'annonce que l'an prochain ils seraient dîneurs et n'iraient plus au service de garde du tout, il y a eu de fortes réactions de leur part. On modifiait le quotidien solide pour l'un et l'autre n'était pas tout à faite prête à ce changement non plus. Il reste encore 6 mois avant que ce changement soit effectif, on laisse donc ça mort pour eux. On en reparlera en temps et lieu (fin août-début septembre) lorsqu'ils auront vieilli encore un peu et auront passé un été tranquille. Mais on rempli les papiers pour ce changement auprès de l'école tel que demandé et ce, avant la date butoir. Maman a comme l'impression que le fait d'être devenu brigadier vient de tuer dans l'oeuf les craintes originalement rencontrées au sujet de devenir dîneur et de dire au revoir au service de garde!
Le rôle de brigadier les fait prendre un envol insoupsçonné en la maisonnée bien que Maman se demandait bien quand est-ce qu'ils allaient enfin voler de façon un peu plus autonome et découvrir le monde à l'extérieur des 4 murs de la clôture du terrain familial!
Puis à l'annonce qu'il n'y a pas de boîte à lunch à traîner aujourd'hui, puisque c'est jour de pizza à l'école, ils sont évidemment contents mais encore plus:
PG: ENFIN on va manger chaud!!
M: Ah oui? Pourquoi, vous ne mangez pas chaud d'habitude?
En double: Non! pas quand c'est jour de pizza.
PG: Les brigadiers mangent en premier, donc on va manger chaud aujourd'hui.
M: Donc vous êtes encore plus contents d'être devenu brigadier?
En double: OUI!
C'est fou ce qu'on peut apprendre de façon inattendue qui n'est pas banal, mais dont ils s'accomodaient sans maudire!
Le printemps 2019 se trouve ici.
A l'annonce que l'an prochain ils seraient dîneurs et n'iraient plus au service de garde du tout, il y a eu de fortes réactions de leur part. On modifiait le quotidien solide pour l'un et l'autre n'était pas tout à faite prête à ce changement non plus. Il reste encore 6 mois avant que ce changement soit effectif, on laisse donc ça mort pour eux. On en reparlera en temps et lieu (fin août-début septembre) lorsqu'ils auront vieilli encore un peu et auront passé un été tranquille. Mais on rempli les papiers pour ce changement auprès de l'école tel que demandé et ce, avant la date butoir. Maman a comme l'impression que le fait d'être devenu brigadier vient de tuer dans l'oeuf les craintes originalement rencontrées au sujet de devenir dîneur et de dire au revoir au service de garde!
Le rôle de brigadier les fait prendre un envol insoupsçonné en la maisonnée bien que Maman se demandait bien quand est-ce qu'ils allaient enfin voler de façon un peu plus autonome et découvrir le monde à l'extérieur des 4 murs de la clôture du terrain familial!
Puis à l'annonce qu'il n'y a pas de boîte à lunch à traîner aujourd'hui, puisque c'est jour de pizza à l'école, ils sont évidemment contents mais encore plus:
PG: ENFIN on va manger chaud!!
M: Ah oui? Pourquoi, vous ne mangez pas chaud d'habitude?
En double: Non! pas quand c'est jour de pizza.
PG: Les brigadiers mangent en premier, donc on va manger chaud aujourd'hui.
M: Donc vous êtes encore plus contents d'être devenu brigadier?
En double: OUI!
C'est fou ce qu'on peut apprendre de façon inattendue qui n'est pas banal, mais dont ils s'accomodaient sans maudire!
Le printemps 2019 se trouve ici.
8 mai 2019
Initiative
Journée plutôt occupée au boulot. J'enfourche mon vélo pour le retour à la maison (tâche qui sera plus ardue qu'anticipé originalement puisque il y a un bon vent de front).
Arrivée à la maison les jambes mortes, il n'y a un qu'un seul vélo qui est revenu de l'école puisque Petit Garçon, tel que prévu, allait chez un ami. Ouvre la porte de la maison, Mademoiselle m'accueille tout sourire: je t'ai fait une surprise! Je tente d'afficher un beau grand sourire à cette annonce mais mon hamster vient de déclencher une alerte cérébrale fulgurente: de quoi s'agit-il, qu'est-ce qu'elle a pu faire, t'aurais pas pu partir plus tôt du boulot et te dépêcher de rentrer, ceci ne me dit rien de bon qui vaille, moi qui avait prévu un souper sur le BBQ pour éviter de la vaisselle et passer une soirée tranquille avec la progéniture à faire des devoirs en ce soir de douches....
Mademoiselle - J'ai fait des entrées santé: des pain-gumes!
Maman - Ah oui? (dis-je mi-figue mi-raisin, vraiment pas certaine de ce dont il en retourne....)
- Oui, j'ai pris des mini pita, j'ai mis des légumes dedans, tu sais avec le truc qui coupe en tout petit (elle adore cet outil de cuisine) et j'y ai même ajouté du sirop d'érable pour que ça goûte meilleur!
- Ah oui...(tentative de sourire à l'idée de savourer ce met) Et tu l'as déjà mis le sirop, il est sur le pain déjà? (beurk, je déteste le pain mouillé et il est 16h30, ça va être b'en trempe rendu au souper ça!!)
- B'en oui, je ne voulais pas que le sirop coule partout!
- Ah...oui, en approuvant tant bien que mal la raison donnée.
Mademoiselle de renchérir: Et j'ai aussi fait des mémé-pizza!
- Aah.... (catastrophe, moi qui déteste gaspiller de la nourriture, va falloir que je bouffe tout ça!!)
- J'ai encore pris des mini pita et j'ai mis du fromage (dit-elle en apportant la 2e assiette REMPLIE de petits pains...) Mais je n'ai pas trouvé de sauce à pizza, donc j'ai mis de la salsa (on souligne ici la belle débrouaillardise et la grande créativité).
L'ombre qui se dessine au tableau: il y a deux pots de salsa au frigo: une douce pour les enfants et une forte pour maman. Devinez laquelle a trouvé son chemin sur les pitas...
- Et comment as-tu fais fondre le fromage sur les pizzas?
- Je les ai mis au micro-onde! (Fiou, elle ne s'est pas servi du fourneau!)
On déguste ensemble un pain-gume (même si mon estomac n'a aucune envie de nourriture en ce moment, lui qui débarque tout juste du vélo). Les légumes hachés (par l'outil culinaire qu'elle adore utiliser) dégringolent à moitié sur le tapis de l'entrée puisque le pain (mouillé) ne tient pas dans la main mais on approuve toutes les deux la recette nouvellement inventée. Puis on croque dans les pizzas à belles dents... Elle grimace, la salsa est évidemment trop forte pour elle. Du coup, je vais avoir toutes les mémé-pizzas pour moi toute seule, yé. (C'est sarcastique)
Rien ne l'arrête, elle fourmille d'idées. Vive son grand sens de l'initiative et son intérêt culinaire!
(Pause vestimentaire pour retirer les vêtements de vélo et préparation de souper)
Il est 17h30, Petit Garçon n'est toujours pas rentré de chez son ami. Il va passer un mauvais quart d'heure lui et sera interdit de sorti après l'école s'il n'arrive pas bientôt.... 17h35 la porte de la maison ouvre finalement. Il est 35 minutes en retard.
Il est tout rouge d'effort, a chaud, dégoute de sueur...et de bouette!
Maman: - Tu es en retard...dis-je en pointant ma montre.
- Maman, on était en arrière de l'école! X et tombé dans l'eau du ruisseau (qui déborde en ces temps d'inondation), Y s'est fait tirer dans l'eau par son (énorme) chien, mon vélo a les roues toute pleine de boue (ses souliers aussi).
- Oui, tu t'es amusé, mais tu es en retard...
- Ah pis on a trouvé une couverture, on l'a lavé dans l'eau puis propre, on s'est fait un toit avec.
- Vous avez lavé une couverture dans l'eau du ruisseau (eau qui est brune en ce moment)?
- Oui et là elle était propre donc on s'en est servi.
-....aahh...
- Et j'ai trouvé une bouteille d'alcool. Tu sais les bouteilles carrés?
- Une bouteille d'alcool...?... Tu n'en a pas bu hein?
- Ah b'en non, elle était vide. Je l'ai lavée (dans l'eau sale du ruisseau), elle est devenue propre et je l'ai mis comme deco dans notre maison.
- Ah. Mais tu es en retard quand même.
(On discute ici d'une stratégie pour ne pas être en retard à la prochaine sortie et on convient d'une entente acceptable pour les 2 partis.)
PG - Faut que j'aille prendre une douche.
M: - Quoi?!! Mais tu n'as pas le temps, le souper est prêt dans 2 minutes!
- J'ai bien trop chaud et je suis tout sale! (wow, on souligne ici la volonté d'aller de lui-même se frotter à une barre de savon!!)
- Ok, mais tu as 2 minutes, pas une de plus!
Oui, oui, maman cinglante ici, je sais. Il a trippé dur dans le bois et j'en suis très heureuse et ce n'est pas sarcastique du tout même si après avoir ramassé toute la cuisine pleine de légumes hachés partout et fais une montagne de vaisselle, j'ai maintenant des souliers et des vêtements couverts de bouette à laver. C'est ça la vie de famille et j'adore. Comme une amie dirait: there is never a dull moment with kids!
Arrivée à la maison les jambes mortes, il n'y a un qu'un seul vélo qui est revenu de l'école puisque Petit Garçon, tel que prévu, allait chez un ami. Ouvre la porte de la maison, Mademoiselle m'accueille tout sourire: je t'ai fait une surprise! Je tente d'afficher un beau grand sourire à cette annonce mais mon hamster vient de déclencher une alerte cérébrale fulgurente: de quoi s'agit-il, qu'est-ce qu'elle a pu faire, t'aurais pas pu partir plus tôt du boulot et te dépêcher de rentrer, ceci ne me dit rien de bon qui vaille, moi qui avait prévu un souper sur le BBQ pour éviter de la vaisselle et passer une soirée tranquille avec la progéniture à faire des devoirs en ce soir de douches....
Mademoiselle - J'ai fait des entrées santé: des pain-gumes!
Maman - Ah oui? (dis-je mi-figue mi-raisin, vraiment pas certaine de ce dont il en retourne....)
- Oui, j'ai pris des mini pita, j'ai mis des légumes dedans, tu sais avec le truc qui coupe en tout petit (elle adore cet outil de cuisine) et j'y ai même ajouté du sirop d'érable pour que ça goûte meilleur!
- Ah oui...(tentative de sourire à l'idée de savourer ce met) Et tu l'as déjà mis le sirop, il est sur le pain déjà? (beurk, je déteste le pain mouillé et il est 16h30, ça va être b'en trempe rendu au souper ça!!)
- B'en oui, je ne voulais pas que le sirop coule partout!
- Ah...oui, en approuvant tant bien que mal la raison donnée.
Mademoiselle de renchérir: Et j'ai aussi fait des mémé-pizza!
- Aah.... (catastrophe, moi qui déteste gaspiller de la nourriture, va falloir que je bouffe tout ça!!)
- J'ai encore pris des mini pita et j'ai mis du fromage (dit-elle en apportant la 2e assiette REMPLIE de petits pains...) Mais je n'ai pas trouvé de sauce à pizza, donc j'ai mis de la salsa (on souligne ici la belle débrouaillardise et la grande créativité).
L'ombre qui se dessine au tableau: il y a deux pots de salsa au frigo: une douce pour les enfants et une forte pour maman. Devinez laquelle a trouvé son chemin sur les pitas...
- Et comment as-tu fais fondre le fromage sur les pizzas?
- Je les ai mis au micro-onde! (Fiou, elle ne s'est pas servi du fourneau!)
On déguste ensemble un pain-gume (même si mon estomac n'a aucune envie de nourriture en ce moment, lui qui débarque tout juste du vélo). Les légumes hachés (par l'outil culinaire qu'elle adore utiliser) dégringolent à moitié sur le tapis de l'entrée puisque le pain (mouillé) ne tient pas dans la main mais on approuve toutes les deux la recette nouvellement inventée. Puis on croque dans les pizzas à belles dents... Elle grimace, la salsa est évidemment trop forte pour elle. Du coup, je vais avoir toutes les mémé-pizzas pour moi toute seule, yé. (C'est sarcastique)
Rien ne l'arrête, elle fourmille d'idées. Vive son grand sens de l'initiative et son intérêt culinaire!
(Pause vestimentaire pour retirer les vêtements de vélo et préparation de souper)
Il est 17h30, Petit Garçon n'est toujours pas rentré de chez son ami. Il va passer un mauvais quart d'heure lui et sera interdit de sorti après l'école s'il n'arrive pas bientôt.... 17h35 la porte de la maison ouvre finalement. Il est 35 minutes en retard.
Il est tout rouge d'effort, a chaud, dégoute de sueur...et de bouette!
Maman: - Tu es en retard...dis-je en pointant ma montre.
- Maman, on était en arrière de l'école! X et tombé dans l'eau du ruisseau (qui déborde en ces temps d'inondation), Y s'est fait tirer dans l'eau par son (énorme) chien, mon vélo a les roues toute pleine de boue (ses souliers aussi).
- Oui, tu t'es amusé, mais tu es en retard...
- Ah pis on a trouvé une couverture, on l'a lavé dans l'eau puis propre, on s'est fait un toit avec.
- Vous avez lavé une couverture dans l'eau du ruisseau (eau qui est brune en ce moment)?
- Oui et là elle était propre donc on s'en est servi.
-....aahh...
- Et j'ai trouvé une bouteille d'alcool. Tu sais les bouteilles carrés?
- Une bouteille d'alcool...?... Tu n'en a pas bu hein?
- Ah b'en non, elle était vide. Je l'ai lavée (dans l'eau sale du ruisseau), elle est devenue propre et je l'ai mis comme deco dans notre maison.
- Ah. Mais tu es en retard quand même.
(On discute ici d'une stratégie pour ne pas être en retard à la prochaine sortie et on convient d'une entente acceptable pour les 2 partis.)
PG - Faut que j'aille prendre une douche.
M: - Quoi?!! Mais tu n'as pas le temps, le souper est prêt dans 2 minutes!
- J'ai bien trop chaud et je suis tout sale! (wow, on souligne ici la volonté d'aller de lui-même se frotter à une barre de savon!!)
- Ok, mais tu as 2 minutes, pas une de plus!
Oui, oui, maman cinglante ici, je sais. Il a trippé dur dans le bois et j'en suis très heureuse et ce n'est pas sarcastique du tout même si après avoir ramassé toute la cuisine pleine de légumes hachés partout et fais une montagne de vaisselle, j'ai maintenant des souliers et des vêtements couverts de bouette à laver. C'est ça la vie de famille et j'adore. Comme une amie dirait: there is never a dull moment with kids!
12 avril 2019
AH!
Courriel reçu, message transmis, on démarre la présentation et Mademoiselle de s'exclamer.
Première diapo: c'est qui lui??
Deuxième diapo: (on passe, trop de texte à lire)
3e diapo: ah
4e diapo: ah!
5e diapo: aah!
6e diapo: Aahhh!
7e diapo: (encore)
...
Xe diapo: Ah, maman, du beurre!
....
Ye diapo: AAH! Maman des gants de vaisselle!
....
Ze diapo: aaahhh je l'aime celle-là!
Dernière diapo: c'est qui lui, pourquoi il fait ça??
- Viens, on va revenir lire la 2e diapo...
++++++++++
Voici la présentation qu'elle regardait...
+++++++++
Puis parce qu'on me demande de les publier à nouveau, voici les aventures familiales en janvier-février, puis mars-avril.
Première diapo: c'est qui lui??
Deuxième diapo: (on passe, trop de texte à lire)
3e diapo: ah
4e diapo: ah!
5e diapo: aah!
6e diapo: Aahhh!
7e diapo: (encore)
...
Xe diapo: Ah, maman, du beurre!
....
Ye diapo: AAH! Maman des gants de vaisselle!
....
Ze diapo: aaahhh je l'aime celle-là!
Dernière diapo: c'est qui lui, pourquoi il fait ça??
- Viens, on va revenir lire la 2e diapo...
++++++++++
+++++++++
Puis parce qu'on me demande de les publier à nouveau, voici les aventures familiales en janvier-février, puis mars-avril.
11 avril 2019
trous
Quand il y a plus de trous en bouche que de dents, la dentiste ne te demande pas si les enfants ont commencé des travaux d'orthodontie. Surtout quand on peut passer son doigt de bord en bord de la bouche quand cette dernière est fermée!
10 avril 2019
Piedestale
Les mamans, ça sait tout, ça répare tout et ça fait tout, c'est bien connu...jusq'à ce que l'entrée à l'école se fasse.
Mon prof dit que...
Mes amis disent que...
Et là, les mamans ne savent soudainement plus tout, les autres ont raisons. Mais le temps comme par magie (et preuves concrètes en chemin?) les ramène bien vite dans le giron de "les mamans, ça sait tout".
Puis il y a l'avènement du "débarquement du piedestale" où les enfants t'ont mise que les mamans ne savent finalement pas tout. Et c'est là qu'on passe du statu de super maman à juste maman, de personne extra-ordinaire qui représente le monde à leurs yeux à personne juste ordinaire aux connaissances ordinaires et dont les connaissances ont des limites.
Ainis donc, cette semaine fut ponctuée d'un tel événement où je suis descendue d'une marche aux yeux de Petit Garçon qui rigolait tout sourire aux lèvres, fier de sa personne qui a su dénouer l'impasse. Débarque pour l'une et fierté pour l'autre qui a compris que lui aussi du haut de ses 10 ans pouvait solutionner un dilemme.
Maman qui veut que sa progéniture lise, met tout en place pour avoir une réponse positive quand l'annonce se fera qu'il y a de la lecture à faire ce soir. Ouvre le logiciel d'aide et le document à lire, trouve le chapitre 5 du livre puis active ledit logiciel d'aide pour s'assurer que tout fonctionne.... Et c'est là que les difficultés commencent. Le foutu logiciel d'aide ne se met pas en marche. On a déjà eu ce problème avant, Maman ouvre une autre version du document de lecture mais ça ne fonctionne pas non plus. Change le logiciel par défaut pour un autre, puis un 3e, y'a rien à faire, le document de lecture ne se fait toujours pas lire. Remet tout ça aux derniers paramètres connus qui ont fonctionnés, re-tentative le tout: quedalle, choux blanc, y'a rien qui vaille! Maman n'est pas contente et décide de demander à Petit Garçon de lui montrer comment le logiciel d'aide fonctionne puisque la mémoire lui fait défaut, elle qui ne se sert pas de ce logiciel.
- Il faut brancher les écouteurs maman. Ca ne fonctionne pas sinon.
- Hein??! C'est juste ça: faut brancher les écouteurs?
- B'en oui. Tu ne le savais pas? Moi qui pensais que tu connaissais tout des ordinateurs, de répondre Petit Garçon tout sourire, tout en branchant ses écouteurs et soudainement une voix en sourdine qui sort des écouteurs se fait entendre...
Et c'est là que j'ai pris mon trou quelques instants pour mieux retourner faire la vaisselle et lui de se mettre à sa lecture... Ils vieillissent et mes connaissances vont être bien vite supplantées par les leur!
Mon prof dit que...
Mes amis disent que...
Et là, les mamans ne savent soudainement plus tout, les autres ont raisons. Mais le temps comme par magie (et preuves concrètes en chemin?) les ramène bien vite dans le giron de "les mamans, ça sait tout".
Puis il y a l'avènement du "débarquement du piedestale" où les enfants t'ont mise que les mamans ne savent finalement pas tout. Et c'est là qu'on passe du statu de super maman à juste maman, de personne extra-ordinaire qui représente le monde à leurs yeux à personne juste ordinaire aux connaissances ordinaires et dont les connaissances ont des limites.
Ainis donc, cette semaine fut ponctuée d'un tel événement où je suis descendue d'une marche aux yeux de Petit Garçon qui rigolait tout sourire aux lèvres, fier de sa personne qui a su dénouer l'impasse. Débarque pour l'une et fierté pour l'autre qui a compris que lui aussi du haut de ses 10 ans pouvait solutionner un dilemme.
Maman qui veut que sa progéniture lise, met tout en place pour avoir une réponse positive quand l'annonce se fera qu'il y a de la lecture à faire ce soir. Ouvre le logiciel d'aide et le document à lire, trouve le chapitre 5 du livre puis active ledit logiciel d'aide pour s'assurer que tout fonctionne.... Et c'est là que les difficultés commencent. Le foutu logiciel d'aide ne se met pas en marche. On a déjà eu ce problème avant, Maman ouvre une autre version du document de lecture mais ça ne fonctionne pas non plus. Change le logiciel par défaut pour un autre, puis un 3e, y'a rien à faire, le document de lecture ne se fait toujours pas lire. Remet tout ça aux derniers paramètres connus qui ont fonctionnés, re-tentative le tout: quedalle, choux blanc, y'a rien qui vaille! Maman n'est pas contente et décide de demander à Petit Garçon de lui montrer comment le logiciel d'aide fonctionne puisque la mémoire lui fait défaut, elle qui ne se sert pas de ce logiciel.
- Il faut brancher les écouteurs maman. Ca ne fonctionne pas sinon.
- Hein??! C'est juste ça: faut brancher les écouteurs?
- B'en oui. Tu ne le savais pas? Moi qui pensais que tu connaissais tout des ordinateurs, de répondre Petit Garçon tout sourire, tout en branchant ses écouteurs et soudainement une voix en sourdine qui sort des écouteurs se fait entendre...
Et c'est là que j'ai pris mon trou quelques instants pour mieux retourner faire la vaisselle et lui de se mettre à sa lecture... Ils vieillissent et mes connaissances vont être bien vite supplantées par les leur!
2 avril 2019
Gv
Oxford University researchers have discovered the densest element yet known to science.
The new element, Governmentium (symbol=Gv), has one neutron, 25 assistant neutrons, 88 deputy neutrons and 198 assistant deputy neutrons, giving it an atomic mass of 312.
These 312 particles are held together by forces called morons, which are surrounded by vast quantities of lepton-like particles called pillocks. Since Governmentium has no electrons, it is inert. However, it can be detected, because it impedes every reaction with which it comes into contact.
A tiny amount of Governmentium can cause a reaction that would normally take less than a second, to take from 4 days to 4 years to complete. Governmentium has a normal half-life of 2 to 6 years.
It does not decay, but instead undergoes a reorganisation in which a portion of the assistant neutrons and deputy neutrons exchange places. In fact, Governmentium's mass will actually increase over time, since each reorganisation will cause more morons to become neutrons, forming isodopes.
This characteristic of moron promotion leads some scientists to believe that Governmentium is formed whenever morons reach a critical concentration. This hypothetical quantity is referred to as a critical morass. When catalysed with money, Governmentium becomes Administratium (symbol=Ad), an element that radiates just as much energy as Governmentium, since it has half as many pillocks but twice as many morons.
The new element, Governmentium (symbol=Gv), has one neutron, 25 assistant neutrons, 88 deputy neutrons and 198 assistant deputy neutrons, giving it an atomic mass of 312.
These 312 particles are held together by forces called morons, which are surrounded by vast quantities of lepton-like particles called pillocks. Since Governmentium has no electrons, it is inert. However, it can be detected, because it impedes every reaction with which it comes into contact.
A tiny amount of Governmentium can cause a reaction that would normally take less than a second, to take from 4 days to 4 years to complete. Governmentium has a normal half-life of 2 to 6 years.
It does not decay, but instead undergoes a reorganisation in which a portion of the assistant neutrons and deputy neutrons exchange places. In fact, Governmentium's mass will actually increase over time, since each reorganisation will cause more morons to become neutrons, forming isodopes.
This characteristic of moron promotion leads some scientists to believe that Governmentium is formed whenever morons reach a critical concentration. This hypothetical quantity is referred to as a critical morass. When catalysed with money, Governmentium becomes Administratium (symbol=Ad), an element that radiates just as much energy as Governmentium, since it has half as many pillocks but twice as many morons.
23 mars 2019
Douleur vive
A chaque minute qui passe, nous vieillissons… et notre entourage aussi.
Nos enfants évoluent en maturité et nos parents en prennent conscience.
De jeune adulte, nous sommes devenus à notre tour la force tranquille
sur qui se reposer…
Certains d’entre nous s’étant éloignés géographiquement vont faire en sorte d’être maintenant plus près ou d'amener les proches plus près d'eux. D’autres placent les leur en des demeures plus appropriées que le foyer familial adoré qui a jadis comblé un besoin maintenant chose du passé. Pour différentes raisons: la maison est trop grande pour ceux qui y demeurent encore, des soins d'une autre nature sont nécessaires, les soins qu'il est possibles de prodiguer à la maison sont devenus trop lourds à porter pour une seule force tranquille; il faut envisager une autre voie.
Même si nous sommes conscients de tout ça, la douleur n’en est pas moins diminuée lorsque vient le moment de passer à travers ces événements de la vie. Je pense à vous, à nous, Dji, Rynch, leur sœur, mon frère, ma sœur, ma mère, ma deuxième mère, ma cousine prof d'une autre province, mon amie d’enfance et son chum depuis toujours, mon cousin de l'île et son copain adoré, la meilleure gardienne de but de soccer que je connaisse et sa famille... et j'en passe tellement…
Comme je le dis toujours : la vie est belle et vaut la peine d’être vécue… dans les bons moments comme dans l’adversité. Il y a toujours un positif à vivre et à voir. Même si parfois on le trouve bien mince, il finit toujours par se montrer le nez…parce que la vie vaut la peine d’être vécue et elle se doit d’être bien vécue.
Certains d’entre nous s’étant éloignés géographiquement vont faire en sorte d’être maintenant plus près ou d'amener les proches plus près d'eux. D’autres placent les leur en des demeures plus appropriées que le foyer familial adoré qui a jadis comblé un besoin maintenant chose du passé. Pour différentes raisons: la maison est trop grande pour ceux qui y demeurent encore, des soins d'une autre nature sont nécessaires, les soins qu'il est possibles de prodiguer à la maison sont devenus trop lourds à porter pour une seule force tranquille; il faut envisager une autre voie.
Même si nous sommes conscients de tout ça, la douleur n’en est pas moins diminuée lorsque vient le moment de passer à travers ces événements de la vie. Je pense à vous, à nous, Dji, Rynch, leur sœur, mon frère, ma sœur, ma mère, ma deuxième mère, ma cousine prof d'une autre province, mon amie d’enfance et son chum depuis toujours, mon cousin de l'île et son copain adoré, la meilleure gardienne de but de soccer que je connaisse et sa famille... et j'en passe tellement…
Comme je le dis toujours : la vie est belle et vaut la peine d’être vécue… dans les bons moments comme dans l’adversité. Il y a toujours un positif à vivre et à voir. Même si parfois on le trouve bien mince, il finit toujours par se montrer le nez…parce que la vie vaut la peine d’être vécue et elle se doit d’être bien vécue.
1 février 2019
la vie se poursuit
Train train va loin. Cette année tout semble si facile: les notes sont au rendez-vous, les difficultés académiques se sont tassées, la maturité montre son nez, les prises de consciences sociales sont plus fréquentes, la vie est belle quoi... Jusqu'à ce que Petit Garçon frappe un mur: une présentation en anglais avec un prof qui se tient aux antipodes du terme 'sympathique'.
Que celà ne tienne, il se retrousse les manches de lui-même, finalise ses idées, complète les phrases et en pratique la prononciation toute la fin de semaine... Jusqu'à ce que l'angoisse s'installe à la pensée du prof qu'il ne craint pas (qu'il dit...) mais qui ne lui fait pas plaisir non plus.
PG - Maman, elle va m'enlever ma feuille, je l'sais!
M - On va lui envoyer un courriel pour s'assurer du contraire et qu'elle respecte ton plan d'intervention.
PG - Mais tout le monde va vouloir une feuille et je ne pourrai pas avoir la mienne!
M - Ce n'est pas tout le monde qui a un plan d'intervention....donc ce n'est pas tout le monde qui a droit à une feuille. Tout le monde en voudrait une et ils vont tous te trouver chanceux, ça oui.
PG - Je n'aurai pas droit à ma feuille...
M - Ce ne sont pas tous les amis qui ont un ordi dans la classe, n'est-ce pas?
PG - Non....
M - Bien c'est la même chose pour la feuille. Seuls ceux qui ont un ordi ont droit à une feuille...
Le voilà rassuré et il poursuit la pratique de sa présentation.
Sauf que pour cause du passé, bien que non garant de l'avenir, Maman ne fait pas confiance au prof... L'Autre non plus d'ailleurs, encore moins que Maman! Un courriel sera donc envoyé audit prof pour preparer le terrain...de la guerre potentielle qui se dessine à l'horizon! (Je vous l'ai dit: pas-sympathique-fait-quasi-peur-aux-enfants...) Petit Garçon aide même à composer le courriel, on met l'Autre en CC et on attend la suite....
Suite qui ne s'est pas fait attendre. La prof répond en moins de deux (elle aussi doit se souvenir du passé....) et acquiesse à la demande. Ca reste quand même à voir le jour dit (je vous l'ai dit plus haut: je ne lui fait pas confiance).
Mais le jour dit: tout a bien été, il a eu droit à sa feuille et est content de sa performance. Mademoiselle aussi est bien contente de sa performance qui a eu lieu le même jour mais qui elle n'a pas pratiqué à la maison parce qu'elle s'était fait interdire d'apporter le document à la maison....par la prof!! Hé qu'on l'aime ce prof...
Voici janvier en photo
Puis voici les expressions de janvier en vrac:
- Du fromage feta c'est comme du parmesan mouillé!- dixit la "cheese lover" de la maison.
- Eppelle-moi le mot "noël"?
- N, O, E accent yogourt, L... (d'après la marque de yogourt bien connue en la maisonnée: Iögo)
-Maman, j'ai mal à mon bout de queue.
(Quand le commentaire vient du genre masculin, il y a lieu de se demander à quelle partie de son corps il fait allusion...)
- Ah oui, tu es tombé à l'école?
- Oui et ça fait encore mal, répond-il en se frottant le derrière... (lui et les noms...)
Que celà ne tienne, il se retrousse les manches de lui-même, finalise ses idées, complète les phrases et en pratique la prononciation toute la fin de semaine... Jusqu'à ce que l'angoisse s'installe à la pensée du prof qu'il ne craint pas (qu'il dit...) mais qui ne lui fait pas plaisir non plus.
PG - Maman, elle va m'enlever ma feuille, je l'sais!
M - On va lui envoyer un courriel pour s'assurer du contraire et qu'elle respecte ton plan d'intervention.
PG - Mais tout le monde va vouloir une feuille et je ne pourrai pas avoir la mienne!
M - Ce n'est pas tout le monde qui a un plan d'intervention....donc ce n'est pas tout le monde qui a droit à une feuille. Tout le monde en voudrait une et ils vont tous te trouver chanceux, ça oui.
PG - Je n'aurai pas droit à ma feuille...
M - Ce ne sont pas tous les amis qui ont un ordi dans la classe, n'est-ce pas?
PG - Non....
M - Bien c'est la même chose pour la feuille. Seuls ceux qui ont un ordi ont droit à une feuille...
Le voilà rassuré et il poursuit la pratique de sa présentation.
Sauf que pour cause du passé, bien que non garant de l'avenir, Maman ne fait pas confiance au prof... L'Autre non plus d'ailleurs, encore moins que Maman! Un courriel sera donc envoyé audit prof pour preparer le terrain...de la guerre potentielle qui se dessine à l'horizon! (Je vous l'ai dit: pas-sympathique-fait-quasi-peur-aux-enfants...) Petit Garçon aide même à composer le courriel, on met l'Autre en CC et on attend la suite....
Suite qui ne s'est pas fait attendre. La prof répond en moins de deux (elle aussi doit se souvenir du passé....) et acquiesse à la demande. Ca reste quand même à voir le jour dit (je vous l'ai dit plus haut: je ne lui fait pas confiance).
Mais le jour dit: tout a bien été, il a eu droit à sa feuille et est content de sa performance. Mademoiselle aussi est bien contente de sa performance qui a eu lieu le même jour mais qui elle n'a pas pratiqué à la maison parce qu'elle s'était fait interdire d'apporter le document à la maison....par la prof!! Hé qu'on l'aime ce prof...
Voici janvier en photo
Puis voici les expressions de janvier en vrac:
- Du fromage feta c'est comme du parmesan mouillé!- dixit la "cheese lover" de la maison.
- Eppelle-moi le mot "noël"?
- N, O, E accent yogourt, L... (d'après la marque de yogourt bien connue en la maisonnée: Iögo)
-Maman, j'ai mal à mon bout de queue.
(Quand le commentaire vient du genre masculin, il y a lieu de se demander à quelle partie de son corps il fait allusion...)
- Ah oui, tu es tombé à l'école?
- Oui et ça fait encore mal, répond-il en se frottant le derrière... (lui et les noms...)
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