L'an dernier, le baptème du canot-camping fut un succès si retentissant que cette année ils en redemandaient et ce, plus qu'une nuit.
Chose demandée, chose accordée, mais aussi partir à la découverte d'un nouveau plan d'eau. Le matin du départ, il fait un soleil radieux et tout s'annonce pour le mieux, charge les bagages dans la voiture, le canot sur la voiture, et tout de go, nous filons à l'aventure.
Parlemente avec la dame à l'enregistrement du parc pour apprendre que non seulement il va pleuvoir le lendemain tel que prévu, mais cette pluie commence ce soir même....et qu'il y a grand vent de prévu. Je réponds à la dame que je prends le vent sans problème, mais qu'elle peut garder la pluie pour elle. (rires)
Il reste encore 30 minutes de route à faire. En chemin, il est vrai que les nuages ont pris la place du soleil...
A chaque voyage de bagages entre la voiture et la plage, mon ciel s'ennuage aussi. Je veux bien faire avec le vent, mais j'aimerais aussi pouvoir monter le campement avant la pluie....chose bien incertaine en ce moment. Mademoiselle se plait beaucoup, est souriante, sent le vent sur son visage alors que Petit Garçons contemple les vagues sans bouger et non sans crainte.
Le canot est chargé, tout est bien attaché, nous sommes fin prêt à partir. En allage (suggestion de Mademoiselle!), on amène le canot aussi loin du centre du lac qu'on le peut, puis on part direction sud. Le vent est bon, de face, mais pas froid et il ne pleut pas. Les vagues frisent les 3 pieds et le canot en fait des soubresauts mais on s'amuse.
- Profitez-en, la vie est belle les cocos!
Un peu plus loin:
- Il n'y a que des Beaudoin pour sortir dans un temps pareil! Hiii haaaa! (en sautant une vague)
On s'amuse et ri, Petit Garçon trippe à chaque fois qu'il se fait mouiller par la vague.
Première leçon dans les vagues: le nez du canot doit être face à la vague, autrement, on pourrait chavirer. Première leçon pour Maman: ne pas trop mettre d'emphase sur cette directive puisqu'à tous moments ils vont rappeler que le canot est en diagonale avec la vague....
Maman ne demande jamais beaucoup aux p'tits en canot, mais ils savent
que si elle demande, ils doivent exécuter sans questionner et
rapidement. Par moment, Maman demande donc à l'un ou l'autre selon le besoin (puisqu'ils avironent chacun de leur côté du canot) d'avironner fort pour aider à rétablier la direction du canot. Puis soudainement, une vague plus forte et le vent font tourner un peu trop le nez du canot et le rétablissement ne se fait pas malgré Mademoiselle qui avironne fort. Maman lance donc une directive forte à Petit Garçon: appelle l'eau!!! Te souviens-tu comment faire un appel?
Mais avant que la question ne soit terminée, il s'était exécuté et le canot virait, fiou! Il se souvenait de la leçon rapide que Maman avait fait au Parc du Mont-Tremblant en juillet pour la fille de Cousine, yé!
Puis vint une superbe question, la question qui frappe:
-Maman que fait-on si le canot chavire? de demander Mademoiselle.
Ouf, très bonne question et très pertinente en plus. Maman a déjà de l'eau jusqu'aux chevilles et on n'est pas rendu.
- Écoutez bien tous les deux: si le canot chavire, laisser le faire et nager vers la rive. C'est plus important de vous sauver que de sauver le canot. S'il coule, il coulera, ce n'est pas grave!
- C'est bien compris?!! (il vente tellement qu'il faut que tous les deux enregistrent et enregistrent bien)
Au bout d'un moment, Mademoiselle en a marre et voudrait qu'on soit rendu. Mais le campement n'est toujours pas en vue...Puis elle finira par éclater en sanglot, elle a peur, voudrait sortir de l'eau, et le demande à chaque baie rencontrée...mais il n'y a aucune place pour accoster et prendre une pause. Et bien franchement, Maman aussi en a marre et voudrait bien que l'affiche du campement soit visible.
Le site a finalement montré son nez et Ô surprise, il se trouve à la charge du lac. Une belle charge en cascade (froide) et remplie d'écrevisses. Plaisir assuré pour mes scouts explorateurs!
Ainsi le 50 minutes de canot prévu pour rejoindre le campement est devenu 120 minutes. Maman en sera quitte pour une épaule douloureuse pendant plus d'une semaine. Mais ça en aura grandement valu la peine.
Puis il aura plu toute la nuit et une partie de la matinée. La tente a survécu sans trop de facilité, mais la pose de tendeurs supplémentaires aura pallié à la chose. La deuxième grande leçon des p'tits en cette expé: apprendre à faire un feu avec du bois mouillé (qu'on aura joyeusement baptisé le nid.)
Le baptème des vagues fut une belle expérience et beaucoup de
plaisir a été vécu en cette dernière semaine de congé de l'été. Ah ce qu'on ne ferait pas pour notre progéniture et vivre de belles aventures!
Voici les photos du dernier droit de l'été
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