La pandémie aura eu un bienfait: vivre une passation du primaire au secondaire en 2 étapes. Avec deux anxieux, cette adaptation à deux étapes fut bienvenue.
En une première étape en secondaire 1: ils se sont d'abord familiarisés avec le phénomène d'avoir une enseignant/e par matière, que chacun à ses critères propres et façon de fonctionner avec les travaux et devoirs que ça implique. Bien que ceci ait été vécu en virtuel une bonne tranche de l'année et a nécéssité un autre type d'adaptation, celle-ci fut plus facile puisqu'il est ainsi possible de se lever 15 minutes avant le début des classes. Chose appréciable quand les classes commencent à 8h10 le matin.
Cette année, non seulement il y a un enseignant par matière, mais il y a aussi une salle de classe par matière et un casier. Plus de caisse de lait sous la chaise pour ranger les livres et plus de manteau sur le dossier de la chaise comme porte-manteau. Il faut donc se rendre à son casier entre les cours, changer les livres, et trouver où se situe la salle de cours suivante. On avait pratiqué comment ouvrir un cadenas à numéro à la maison. Ils n'ont donc eu aucune difficulté à ouvrir leur casier le premier jour...et à aider nombre de camarades avec leur cadenas respectifs...et donc être en retard à tous leur cours la première journée. Permier jour de classe, je présume que les profs ont été indulgents puisque ces élèves nouvellement en secondaire 2 et en pandémie n'ont jamais eu de casier, encore moins à se déplacer entre chaque cours.
Mes secondaire 2 à moi sont toutefois bien petits encore et par la fin de la semaine, ils en avaient assez d'être presque'en retard à tous leur cours (..."arrêtes d'aider tes amis avec leur cadenas et tu ne seras plus en retard...") et de se faire bousculer dans les corridors tellement il y a du monde. Ca, je ne peux rien y faire autre que leur dire que le temps va aider à ce que tous se placent, et ce, dans les déplacements entre les cours aussi.
Le stress du premier matin et de ne pas rater son autobus était aussi de la partie. Petit Garçon part à la course vers un nouveau circuit de bus, apeuré de ne pas être sur le bon coin de rue ou de manquer le bus qui passera plus tôt. Mademoiselle de son côté vivant le même stress que son besson, fait soudainement volte face et saute sur son vélo. Elle ne connait pas le nouveau circuit de bus mais elle connait le chemin à vélo ce qui la rassure en ce premier matin. C'est toutefois bien plus rapide en vélo (20 min) qu'en autobus (45 min). Elle arrivera donc bien plus vite que son frère et que ses amies et réalise ainsi qu'elle peut partir plus tard de la maison...et donc se lever plus tard aussi! Choses que son frère va aussi enregistrer même si ça nécéssite de pédaler et donc bouger. Et bouger tôt le matin pour celui qui rebute de faire de la randonnée avant 11h le samedi matin pour pouvoir trainer en pyjamas dans la maison. Mais l'appel d'un matin plus calme moins tôt résonne fort en lui et le vélo ce sera pour lui aussi le restant de la semaine.
Il y a donc deux 'bientôt-ado' heureux en cette maison avec le retour en classe, voir des amis et une maman contente que la progéniture fait confiance à ses capacités d'orientation et se déplace à vélo.



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