"Le virus est avec nous pour de bon. C’est un exceptionnel donneur de
leçons aux exceptionnels entêtés que nous sommes. "
Et paf, nous le voilà dit et tenons-nous le pour dit.... La suite était encore plus savoureuse:
"Nous nous dirigions
dans le mur avec nos chaînes d’approvisionnement mondiales des
nécessités de base, avec nos voyages touristiques et d’affaires qui nous
font piétiner et envahir les merveilles du monde pour le plaisir
incongru de les regarder à travers l’objectif de nos cellulaires, avec
les achats en quantités obscènes de biens de consommation pour avoir
l’impression d’agir et de participer à ce monde qui se transforme ainsi
peu à peu en Himalaya de déchets, et, bien sûr, avec tout ce pétrole
consommé comme du petit-lait. Nous sommes si loin de la recommandation
du philosophe Voltaire de « cultiver son jardin »."
"La COVID nous obligera à survivre et à vivre autrement, et si ce n’est
pas ce virus qui le fera, un autre émergera. La nature tout entière
exige de nous cette prise de conscience, et toute prise de conscience
exige sa part de souffrance. Nous sommes servis."
Françoise Charron dans "La COVID-19, un aiguillon"
Le Devoir du 22 juillet 2020
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