19 juin 1991, une soirée mémorable. Le Cegep approche à grands pas. Je vise grand mais à côté de la cible. Et je m'engouffre dans le plein air le plus total, chacune de mes longues fin de semaine y passe et tout ce qui vient avec: des connaissances deviennent des amis qui deviennent des connaissances. Puisque le plein air est éphémère, les amitiés inhérentes font de même. Elles croisent ton chemin le temps d'un projet capoté-débile-incroyablement-intense puis disparaissent en souvenirs, tout comme le projet d'ailleurs.
Ca va faire 20 ans cette année et la dernière fois qu'on était toutes réunies, c'était en 1996.
Il y avait celle qui pouvait écrire sans même regarder sa feuille, ça m'impressionnait toujours, qui est Docteure et remplace elle-même ses armoires de cuisine: chapeau, c'est plus habile que moi ça! Il y a celle qui s'occupe de raccrocher des décrocheurs, qui était présidente de classe, dînait rarement avec nous du fait des 56 millions de comités dont elle était membre, comme je l'admirais de pouvoir tout faire en même temps. Il y a l'ergothérapeuthe, la grande blonde élancée aux yeux bleus et grand sourire qui avait (et a toujours et ce, après 3 accouchements) la silhouette parfaite avec qui je faisais des vraies jobs: inventaires de bouquins chez Larousse. Et il y en a des bouquins dans un entrepôt de maison d'édition, pis c'est pas juste des dictionnaires! Il y a la petite, qui a fait biochimie, qui avait un frère aux mutltiples péripéties et dont mon récit s'arrête ici, mais ce n'est que partie remise. Et il y a moi, la fille plein air et sportive qui a plutôt perdu ce titre depuis, bessons et blessures passées obligent.
Que de chemin parcouru et de sinuosités inattendues dans le parcours de nos vies. Mais on s'est retrouvé au détour d'un sentier.
Facebook, réseau social acclamé ou haini, a parfois des résultats inestimés. Ca frise le voyeurisme, c'est vrai, mais y lit bien qui veut bien y écrire aussi! Ca nous aura pris ce médium pour retrouver nos discussions de jeunesse et constater que malgré le chemin parcouru, la distance et le temps nous séparant, on a vite fait de reprendre les discussions là où on les avait laissées.
Ne laissons plus le temps ni même la distance nous séparer.... On s'est dit rv l'an prochain!
1 commentaire:
Bravo les filles, faut pas attendre un autre 10 ans. Vous voyez qu'un peu d'effort de recherche et de contact vous a valu de belles retrouvailles. Continuez cela en vaut la chandelle.
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