20 novembre 2014

héréditaire

Les dernières nouvelles n'étant pas des plus encourageantes, il a fallu avoir une discussion dans la maisonnée. Préparer les petits à l'inévitable, cet inévitable plus près de nos portes maintenant.

Le mot ne leur est pas inconnu, mais leur est obscur. Ils savent qu'on n'y survit pas. Ils savent aussi que ça laisse des traces, des cicatrices physiques, ils les ont vues.  Et ils apprendront bien vite que ça laisse aussi des cicatrices émotionnelles plutôt sensationnelles bien que non positives.

Ainsi donc fut l'annonce que l'un de nous n'y sera plus, potentiellement plus vite que prévu. Et Mademoiselle de me regarder droit dans les yeux avec toute la compassion de son grand coeur: tu vas te mettre à pleurer? Évidemment, j'en suis venu les yeux plein d'eau tout en ajoutant que je l'aimais beaucoup et ne souhaitais pas ça, ni pour lui, ni pour nous. Elle s'approche, me prend tout doucement dans ses bras et ma tapote l'épaule en guise de réconfort. Puis Petit Garçon de s'exprimer: et grand-maman elle? On pourrait l'adopter! On serait juste 6 dans la maison, on serait correct!

Discussion faite, préparatifs mentaux établis, on brosse les dents et c'est dodo pour eux. Coup de fil aux grands-parents pour leur raconter les derniers événements d'une grande valeur à mes yeux, dans une tentative de les faire sourire mais sachant que ça peut très bien faire l'inverse.

Je vous transmets donc ici l'anecdote à laquelle le premier concerné a conclu que c'était beau l'hérédité....


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