25 mars 2011

Miami-Ottawa

Les vacances sont malheureusement terminées et un retour au froid nordique doit s'effectuer. Pas une mais bien deux tempêtes ont sévies en notre absence alors que nous on se tapait un très beau soleil, hi hi!

C'est un départ direction l'aéroport, Miami (traffic inclu) nous voici. Tout d'abord aller rendre la voiture, tâche plus ardue qu'initialement prévu.... ça commence bien! Il fallait déposer les passagers et leur bagages avant de s'engouffrer dans les dédalles du stationnement étagé. Leçon #1 de la journée. Puis on prend la navette (au trajet interminable, rappelez-vous!) avec des aux revoirs aux grands-parents qu'on doit laisser derrière car eux profiterons du soleil encore un peu. "On va la maison à grand-papa?" demande Ti-t'Homme. "Non, on s'en va prendre un avion" de répondre maman (pas besoin de dire qu'on s'en va chez nous tout de suite... Autrement une crise est imminente si la maison n'est pas pour faire son apparition dans les 10 prochaines minutes. On le sait, les 7 jours hors de la maison aux fêtes ont été une telle leçon.... Ti-t'Homme veut bien sortir, mais après 7 jours son chez lui manquant se fait plutôt sentir. Alors si la maison est à plus de 3 heures de vol, 12 heures de douanes et autres sécurité puis 2 heures de route, on ne veut pas se taper une crise monumentalement ingérable pendant 15 ans!!)

Arrivée à l'aéroport, tout le monde descend, on trottine direction le guichet pour les cartes d'embarquement, on retrottine et fait le file interminable pour l'enregistrement des bagages, on re-retrottine pour le dépôt des bagages (fini les convoyeurs qui prennent les baggages et les font disparaître sitôt pesés) direction "bag drop C".... Surtout ne pas se tromper!
"Maman, veut marcher?"
"Pas tout de suite coccinelle, il faut resortir dehors (construction dans le terminal oblige) et trouver la porte"
"Là, la porte?"
"Elle s'en vient la porte" pour le terminal F après avoir déposé les bagages au terminal D et fait un détour pour casue de construction et... que c'est compliqué! Et pile à l'heure du lunch!

"Maman, veut marcher!" du genre tannée la demoiselle.
"Pas tout de suite cocotte, on doit d'abord trouver la porte" elle va trouver que je radotte la pauvre!
"Où la porte, là la porte?"
"Non ma puce, une porte pour prendre un avion, pas une porte pour sortir dehors."
"La porte là maman?"
"Non, ce n'est pas le bon numéro de porte"
"Où le numéro?"
"Ici, cocotte"

Bon, la file pour la sécurité maintenant. Heureusement, bébés et poussette vous font esquiver une bonne partie de cette file d'attente, mais on doit se taper le poste qui accueille le personnel de bord et donc vous dépasse plus qu'à leur tour eux aussi. Et le scénario précédent recommence: tous enlèvent leur chaussure, deux enlèvent leur ceinture, sort le laptop du sac à dos, ramasse plusieurs bac pour mettre le tout, l'Autre enfile le détecteur de métal, Petit Garçon suit péniblement, ne voulant pas se séparer de Maman qui reste derrière, puis l'Air-plus-que-bête-sur-deux-pattes de ce poste me fais signe que Mademoiselle ne peut passer avec son chien de peluche en main dans le détecteur, que ce dernier doit passer aux rayons X et ce, juste au moment où le dernier de nos bac se fait engouffrer dans la machine. J'agrippe le chien en question, le lance dans le bac, Mademoiselle qui ne se sépare pas ainsi de ses précieux amis de peluche fait une crise de larmes monumentale, mais comment l'en blâmer! Puis on m'indique que la poussette doit elle aussi passer aux rayons X. Je plie donc la poussette que la sécurité précédente voulait passer ouverte dans le détecteur de métal avec tout le trouble qu'une poussette double implique, ceux-ci veulent la passer dans une boîte où elle va bien sure rester coincée, faites-vous une idée à la fin!! Mademoiselle toujours en crise ne veut absolument pas passer dans le détecteur pour retrouver l'Autre et Petit Garçon, j'ai beau usé de mes meilleures stratégies, rien n'y fait jusqu'à ce que l'Air-plus-que-bête-sur-deux-pattes me dise que je pouvais traverser le détecteur de métal avec Mademoiselle dans les bras (vous pouviez pas le dire plus tôt!!?), chose qui sera fait illico presto et on récupère le chien déjà traversé lui!

Puis tous remettent leur soulier, deux remettent leur ceinture, on récupère la poussette, les 4 bagages cabine puis on file vers la porte d'embarquement. Passage à la sécurité absolument catastrophique, mais on s'en remettra.... Victoire, on arrive après 4 millions de km de marche pour trouver la porte d'embarquement 2 millions exactement comme précédemment.... Pourquoi faut-il toujours qu'ils vous envoient à l'extrême du terminal quand il y a plein de portes d'embarquement partout hein? Il faut toujours que ce soit la dernière! Ok, ok, ou l'avant-dernière dans ce cas-ci.

Aller hop, on enfile le lunch, dernière chance pour vider la vessie dans une espace raisonnable avant d'être micro-confiné pour plusieurs heures. Et l'annonce du siècle se fait entendre:

"Attention à tous les passagers du vol machin chouette, le vol est retardé pour une période indéterminée".

B'en oui, manquait plus que ça! Déjà que les petits combattent le sommeil comme jamais, il va en plus falloir allonger ce combat! On trottine, cours partout, joue à la cachette à travers les banquettes vide, puis finalement vient le temps de l'embarquement officiel. Ouf, il était temps!

Une fois dans l'avion, un bonbon à la gomme balloune chacun comme précédemment ça aussi, mais on a appris de nos erreurs sur ce coup-là. En moins de 30 minutes, Ti-t'Homme rejoind Morphée et ne verra rien du décollage une fois de plus. Mademoiselle prendra plus d'une heure, mais finira par tomber elle aussi. L'une ayant moins besoin de sommeil que l'autre, tout deux seront réveillés en même temps. Ils transfèrent d'une siège à l'autre, s'amuse follement à cet exercice, puis il reste bien trop de temps au vol pour poursuivre ce manège, maman sort le laptop et on se tape "les abeilles" pour une Xième fois de suite.

Puis on atterit, récupère la poussette, assoie les petits, direction les douanes. Ici aussi, bébés et poussette vous font esquiver une bonne partie de la file d'attente. Puis une douanière nous fait signe et Mademoiselle choisi ce moment précis pour envoyer en l'air ses souliers. Ah non, quoi encore?!! On se dépêche à lui remettre ses souliers sous les regards de la douanière qui va nous en faire voir se dit-on. Mais non, très jolie douanière bien sympathique qui semble comprendre notre situation et rit avec nous (wow une première, il va falloir faire une croix sur le calendrier). On a probablement traumatisé Mademoiselle et maintenant, une personne en uniforme signifie pour elle: on enlève les souliers!

Puis direction le caroussel à bagages et une autre file interminable pour donner le petit bout de papier qui stipule qu'on n'a pas dépassé les limites d'achats permises. Navette, voiture, souper (à 19h30), 2 heures de route pour finalement rentrer chez nous, ouf toute une journée une fois de plus!

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